AMF http://www.amf.asso.fr RSS AMF fr-fr Copyright 2024 AMF amf@amf.asso.fr d0b9ad3d3ca9c79694e2ce99aee06382 <![CDATA[Après la parution des décrets, la revalorisation des secrétaires généraux de mairie enfin possible]]>

Après la parution des décrets, la revalorisation des secrétaires généraux de mairie enfin possible

mercredi 17 juillet 2024


Tant que les décrets d’application de la loi du 30 décembre 2023 n’étaient pas parus, les dispositions les plus importantes de ce texte étaient inapplicables, en particulier la possibilité de promouvoir les secrétaires de mairie en catégorie B. Plusieurs parlementaires, au premier rang desquels le sénateur Cédric Vial, ainsi que l'AMF, se sont mobilisés ces dernières semaines pour demander au gouvernement la publication de ces décrets. En effet, comme l'explique ce matin à Maire info la secrétaire générale de l'AMF, Murielle Fabre, « sept mois après la loi, les maires ne pouvaient toujours pas mettre en œuvre ces dispositions ». 

Ce que dit la loi

Pour mémoire, la loi du 30 décembre 2023, en neuf articles, réforme en profondeur le métier de secrétaire de mairie, d’abord en créant, pour les communes de moins de 3 500 habitants, la nouvelle fonction de « secrétaire général de mairie » (SGM). Dans les communes de moins de 2 000 habitants, ce secrétaire général de mairie doit être au minimum classé en catégorie B, et en catégorie A dans les communes de plus de 2 000 habitants. 

Pour cela, la loi permet à titre exceptionnel aux agents de catégorie C exerçant déjà la fonction de secrétaire de mairie d’accéder directement à la catégorie B « sans qu’une proportion de postes ouverts à la promotion soit préalablement déterminée ». Cette possibilité est ouverte jusqu’au 31 décembre 2027. 

En outre, « les statuts particuliers des cadres d'emplois de la catégorie B peuvent prévoir l'établissement d'une liste d'aptitude ouverte aux fonctionnaires de catégorie C relevant des grades d'avancement de leur cadre d'emplois respectif et ayant validé un examen professionnel sanctionnant une formation qualifiante aux fins d'exercer les fonctions de secrétaire général de mairie ». 

La loi dispose également que les agents exerçant la fonction de SGM « bénéficient d’un avantage spécifique d’ancienneté pour le calcul de l’ancienneté requise au titre de l’avancement d’échelon ». 

Promotion interne

Ces différentes dispositions nécessitaient la parution de plusieurs décrets pour devenir effectives. C’est désormais chose faite, avec la publication ce matin de quatre textes, qui vont apporter des changements majeurs pour les secrétaires de mairie. 

Le premier est relatif « au recrutement, à la formation et à la promotion interne des secrétaires généraux de mairie ». Il établit d’abord que les fonctionnaires « titulaires des grades d'adjoint administratif territorial principal de 2e classe et de 1re classe du cadre d'emplois des adjoints administratifs territoriaux », dès lors qu’ils ont exercé pendant au moins quatre ans les fonctions de secrétaire de mairie dans une commune de moins  de 2 000  habitants, peuvent être inscrits sur la liste d’aptitude pour être promus. 

Cette disposition est conforme à la loi, mais elle pose un problème que l’AMF avait relevé dès le débat parlementaire et qui a suscité le rejet de ce décret par les organisations syndicales : les adjoints administratifs relevant du premier grade (échelle de rémunération C1) ne sont pas concernés par cette possibilité. Comme l’a écrit la Fédération des services publics de la CGT, « des milliers de secrétaires de mairie de catégorie C seront écartés du dispositif » qui, toujours selon la CGT, ne va concerner « qu’un tiers ou un quart » des secrétaires de mairie. Pour régler ce problème, il faudrait faire évoluer la loi du 30 décembre 2023. L'AMF n'a pas renoncé à cet objectif et continuera de se mobiliser. 

Les fonctionnaires de catégorie C comptant au moins huit ans de service effectif peuvent également être inscrits sur une liste d’aptitude spécifique, prévue à l’article 3 de la loi, dès lors qu’ils ont validé « un examen professionnel sanctionnant une formation qualifiante aux fins d'exercer les fonctions de secrétaire général de mairie ». 

Ce décret fixe l’obligation, pour les agents affectés sur un premier emploi de secrétaire général de mairie, de suivre dans l’année qui suit « une formation à ces fonctions (…) d’une durée de 15 jours ». 

Enfin, le décret précise que « lorsqu’ils relèvent des grades d'avancement, les adjoints administratifs territoriaux nommés avant le 1er janvier 2028 peuvent être chargés du secrétariat de mairie dans une commune de moins de 2 000 habitants ». Les syndicats ont également dénoncé cette disposition, arguant qu’à partir du 1er janvier 2028, seuls les agents de catégorie B pourront être nommés SGM, les agents de catégorie C étant laissés « sur le bord du chemin ». Néanmoins, fait valoir l'AMF, trois ans et demi nous séparent de l'échéance de 2028, période pendant laquelle beaucoup de choses sont possibles. 

Bonus d’ancienneté

Le deuxième décret traite du « bonus » d’ancienneté accordé aux SGM, défini par le gouvernement comme un « accélérateur de carrière ». Cette bonification s’applique « aux attachés  territoriaux, aux rédacteurs territoriaux, aux adjoints administratifs territoriaux relevant des grades d'avancement, (…) qui exercent les fonctions de secrétaire général de mairie ». Tous les 8 ans de service dans ces fonctions, ces agents bénéficient désormais « d’une bonification d’ancienneté de 6 mois », de droit. De plus, les maires peuvent décider d’octroyer une bonification supplémentaire de « un à trois mois mois par période d’au moins trois années de service », en fonction de « la valeur professionnelle des agents ». 

Cette disposition est en partie rétroactive : en effet, « les années de service (…) effectuées avant l’entrée en vigueur (de ce) décret ouvrent droit à la bonification d’ancienneté », dans la limite de 8 ans pour la bonification de droit et 3 ans pour la bonification au mérite. 

Examen professionnel et formation qualifiante

Le troisième décret fixe les modalités d’organisation de l’examen professionnel permettant la promotion en catégorie B des agents de catégorie C souhaitant exercer la fonction de secrétaire général de mairie, dans le cadre du dispositif de « promotion-formation » prévu à l’article 3 de la loi. « Cette mesure permet aux agents territoriaux de catégorie C souhaitant exercer les fonctions de secrétaire général de mairie d'être promus en catégorie B après avoir suivi une formation qualifiante sanctionnée par un examen professionnel et sans qu'une proportion de postes ouverts à la promotion soit préalablement déterminée », rappelle la notice du décret.

Cet examen sera constitué d’une épreuve orale d’une durée de 25 minutes : elle commencera par « un exposé du candidat sur les acquis de son expérience professionnelle » (5 minutes), puis sera suivie d’un entretien de 20 minutes où le candidat se verra poser des questions « permettant d'apprécier les facultés d'analyse et de réflexion du candidat ainsi que son aptitude et sa motivation à exercer les missions de secrétaire général de mairie ». 

Le jury, constitué par le centre de gestion, comprend au moins deux fonctionnaires territoriaux, deux personnalités qualifiées et deux élus locaux. 

Une fois admis à cet examen, le fonctionnaire « ne peut être recruté que pour exercer uniquement les fonctions de secrétaire général de mairie » et aura « l’obligation d’exercer ces fonctions pour une durée minimale de trois ans ». 

Enfin, le dernier texte décrit le contenu de la « formation qualifiante » qui précède cet examen. Elle sera d’une durée de 56 jours, répartis « sur une période d’au plus deux ans à compter de l’entrée en formation », et délivrée par le CNFPT. Elle s’articulera autour de quatre thèmes : assister et conseiller les élus, assurer les services à la population, gérer les services de la commune et organiser son travail. 

Murielle Fabre, au nom de l'AMF, se dit ce matin « très heureuse » de la parution de ces textes, « fruits d'un très gros travail de concertation entre l'État, les employeurs territoriaux et les organisations syndicales ». Elle exprime toutefois « deux regrets », non pas sur les décrets mais sur la loi elle-même : comme les organisations syndicales, elle déplore qu'il n'ait pas été trouvé une solution « complète, pour tous les agents », les agents du premier grade étant laissés « au bord du chemin ». Par ailleurs, la maire de Lampertheim avait plaidé, avec l'AMF, pour une revalorisation financière globale du métier de secrétaire de mairie, avec la prise en compte d'une « grille indiciaire spécifique ». Une solution qui n'a pas été retenue par le législateur, au profit de « l'accélérateur de carrière » sous forme de bonus d'ancienneté. L'AMF se réjouit donc des avancées importantes permises par ces textes, mais estime que le combat n'est pas terminé. 

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2024-07-17 00:00:00
572c4588735cdf3f37ebf333b8af21da <![CDATA[Maires de France n°414 - Juillet/Aout 2024 « Un numéro sportif ! »]]>

Maires de France n°414 - Juillet/Aout 2024 « Un numéro sportif ! »

mercredi 17 juillet 2024


Les Jeux olympiques et paralympiques vont occuper les esprits tout l’été. Maires de France a enquêté sur la participation des maires à cet événement, ainsi que sur la façon de recevoir des délégations étrangères dans sa commune. La vie continue aussi en dehors des JO. L’intelligence artificielle est maintenant partout. Retrouvez notre article sur les enjeux pour les collectivités. Et bien d’autres sujets pour préparer une rentrée sereine (Notre sommaire). Bel été à tous nos lecteurs !! 

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2024-07-17 00:00:00
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Cybersécurité Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024

mardi 16 juillet 2024


A l’occasion de l’organisation des jeux olympiques et paralympiques, l’AMF invite les communes à renforcer leur sécurité juridique.

La note ci-jointe rappelle les bonnes pratiques à adopter (sauvegarde des données, application de mots de passe complexes, uniques et secrets, mise à jour des principaux logiciels…) et les mesures à prendre en cas de cyberattaque (déconnexion du réseau des équipements piratés, plainte auprès de la police ou de la gendarmerie…).

Elle renvoie également sur l’accompagnement en ligne de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) et du GIP Cybermalveillance.

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2024-07-16 00:00:00
fbe77ad230d9319dccf7c5006a012c06 <![CDATA[Les communes restent les piliers du financement territorial du sport]]>

Les communes restent les piliers du financement territorial du sport

mardi 16 juillet 2024


« Malgré la crise sanitaire et la pression sur les finances locales, les dépenses sportives des collectivités territoriales ont nettement progressé ». C’est ce que pointe la nouvelle édition de BPCE L’Observatoire sur l'économie du sport publiée hier. 

Les résultats de l’étude montrent que, en 2022, la contribution des collectivités est estimée à 14 milliards d’euros sur l’ensemble du soutien public évalué à 22 milliards d’euros de dépenses dans le secteur public. Les auteurs de l’étude soulignent que cela représente presque le « double du budget de l’État dans le sport, y compris l'Education nationale » et que par conséquent, les collectivités territoriales restent le premier financeur public du sport en France.

8,7 milliards d’euros investis par les communes 

Dans le détail, « la plus grande partie de cette contribution est portée par le bloc communal » avec 12,3 milliards d’euros. Les communes et l’intercommunalités ont investi respectivement 8,7 milliards d’euros et 3,6 milliards d’euros. 

Ainsi, « les communes ont un rôle prépondérant dans l’animation de la politique locale du sport à travers d’une part la construction, la gestion et la mise à disposition des équipements sportifs, et d’autre part le soutien aux associations sportives (subventions, mise à disposition de moyens, organisation de manifestations sportives, relations avec le monde scolaire). »

Par ailleurs, le sport est le deuxième poste de dépense des communes après l’éducation et est considéré selon cette étude « comme une priorité politique par les élus ».

« Le rôle des départements et des régions est plus limité à l’échelle nationale, même s’il est important dans certains territoires (Mayenne, Nièvre, Seine-Saint-Denis, Corse et Outre-Mer) », résument également les auteurs. 

Gestion des équipements : un défi pour les élus

81 % des équipements sportifs sont détenus par des collectivités territoriales (soit 270 000 équipements sur les 332 000 au total). Selon l’Observatoire, elles y ont investi environ 5,8 milliards d’euros en 2022. Reste que « 22 % des équipements ont été construits avant 1985 et n’ont jamais été rénovés ». 

« Certains territoires, comme l’Île-de-France, la Bretagne, l’Alsace et Rhône-Alpes, ont un parc d’équipements anciens non rénovés important qui pourrait conduire les élus à privilégier une politique de rénovation du parc existant et à limiter la construction de nouveaux équipements. Cette situation est plus fréquente dans les grandes villes, où l’essor du sport a été plus précoce et qui doivent composer aujourd’hui avec une raréfaction du foncier. Le défi de la rénovation est aussi énergétique puisque près de deux équipements « indoor » sur trois sont chauffés au fioul ou au gaz avec un enjeu non seulement climatique mais aussi de coût de fonctionnement futur, donc de préservation d’un service public du sport de qualité. »

Consulter l'étude. 

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2024-07-16 00:00:00
3d830ca43771c3ac56b1c24d2a9f1779 <![CDATA[ZAN : comment rédiger le rapport de suivi ?]]>

ZAN : comment rédiger le rapport de suivi ?

mercredi 10 juillet 2024


La loi « Climat et Résilience » du 22 août 2021 prévoit la présentation, par le maire d’une commune ou le président d’intercommunalité dotée d'un PLU ou d’une carte communale, d’un rapport relatif à l'artificialisation des sols sur son territoire, devant le conseil municipal ou l'assemblée délibérante, au moins une fois tous les trois ans (cf. article L. 2231-1 du CGCT), soit, pour la première fois, avant le mois de septembre 2024. Le contenu de ce rapport est précisé par le décret du 27 novembre 2023 relatif à l'évaluation et au suivi de l'artificialisation des sols. Pour la première tranche de 10 ans le rapport porte sur la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers, exprimée en nombre d'hectares.

Le rapport peut comporter d'autres indicateurs et données issues de dispositifs d'observation locaux. Il explique les raisons des évolutions observées sur tout ou partie du territoire qu'il couvre, notamment l'impact des décisions prises en matière d'aménagement et d'urbanisme ou des actions de renaturation réalisées. A partir de 2031, des données sur l’artificialisation sont rajoutées à ce rapport.

De nombreux élus se posent la question de la méthode à utiliser pour rédiger ce rapport.

Pour répondre à certaines questions posées, l’AMF a organisé le 9 juillet à 14 heures, en visioconférence, avec le Cerema, un webinaire sur les modalités de présentation du rapport triennal prévu par le décret du 27 novembre 2023 relatif à l'évaluation et au suivi de l'artificialisation des sols, premier bilan local de la consommation d’espaces depuis la loi Climat.

Ce webinaire a permis d’aborder les différentes étapes, contenu et outils disponibles pour réaliser le rapport, les données pouvant être mobilisées et leur interprétation ainsi que l’utilisation de ces éléments à l’appui d’une discussion devant l’assemblée délibérante, dans le but d’alimenter une réflexion sur la stratégie foncière à adopter au regard de la trajectoire ZAN.

Visionner le webinaire :

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2024-07-10 00:00:00
b47d8f2bc37de549eb1b78c0bc54d077 <![CDATA[Le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères met à disposition des ressortissants français qui voyagent à l’étranger deux services gratuits permettant d’améliorer la sécurité de leurs voyages]]>

Le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères met à disposition des ressortissants français qui voyagent à l’étranger deux services gratuits permettant d’améliorer la sécurité de leurs voyages

mercredi 10 juillet 2024


Le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères met à disposition des ressortissants français qui voyagent à l’étranger deux services gratuits permettant d’améliorer la sécurité de leurs voyages :

- Conseils aux voyageurs qui permet de préparer son voyage (risques liés à la sécurité, formalités de séjour, obligations sanitaires etc.)
- Fil d’Ariane qui permet aux voyageurs qui le souhaitent de recevoir des alertes et des consignes de sécurité, en cas d’évènement qui surviendrait dans le pays visité.

Afin de faire mieux connaître ces services aux ressortissants, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères propose aux collectivités territoriales des visuels adaptés aux différents canaux de communication sur la page dédiée de son site France Diplomatie.
Le ministère, en partenariat avec l'AMF, invite les mairies à mettre à disposition des ressortissants les flyers dans les espaces dédiés et à apposer l’affiche téléchargeable dans les espaces réservés au renouvellement des titres d’identité.

Les Conseils aux voyageurs, base de données de 192 pays qui recense les risques liés à la sécurité, les formalités de séjour, les conseils sanitaires ainsi que les lois et les coutumes locales.
Ce service est certifié ISO 9001 par l’Afnor depuis 2011 pour la qualité du processus d’élaboration et d’actualisation régulière des informations publiées.

Accéder aux Conseils aux voyageurs 

Le Fil d’Ariane qui permet à tous les ressortissants français voyageant à l’étranger durant moins de 6 mois de recevoir des alertes et des consignes de sécurité du ministère de l’Europe et des affaires étrangères par e-mail ou SMS en cas d’événement dans le pays de destination (catastrophe naturelle, troubles politiques, risque sanitaire).
Inciter les voyageurs à s’inscrire sur Fil d’Ariane, c’est leur permettre de rester informés et d’être joignables par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères en cas de crise majeure.
Ce service est conforme aux dispositions du Règlement général sur la protection des données (RGPD) .

Accéder au Fil d'Ariane 

Les collectivités territoriales sont encouragées à communiquer par leurs divers canaux sur ces deux services offerts aux voyageurs français en illustant les publications par le biais des visuels mis à disposition sur la page dédiée.

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2024-07-10 00:00:00
8f646c523a1e5ab4e74f2623573377ae <![CDATA[Après le second tour, les grandes manoeuvres]]>

Après le second tour, les grandes manoeuvres

mardi 9 juillet 2024


Comme prévu, le Premier ministre Gabriel Attal a remis sa démission au président de la République hier en fin de matinée. Comme on pouvait s’y attendre, vu le temps que risque de mettre la formation d’un nouveau gouvernement, le chef de l’État l’a refusée, « pour le moment » du moins, demandant à son Premier ministre de rester à la tête du gouvernement « afin d’assurer la stabilité du pays ». 

Pendant ce temps, les réunions, négociations et rencontres vont bon train pour tenter d’imaginer une solution à la quadrature du cercle – à savoir la présence dans la nouvelle Assemblée nationale de trois blocs aussi loin de la majorité absolue les uns que les autres. 

La gauche tente le cavalier seul

Du côté du Nouveau front populaire (NFP), qui aura le groupe le plus important du Palais-Bourbon avec 182 sièges, on reste ferme sur l’idée d’un gouvernement qui ne serait que de gauche, et on refuse pour l’instant toute idée d’alliance. Les différentes forces qui composent le NFP multiplient les rencontres pour tenter de faire sortir le nom d’un Premier ministre à proposer au chef de l’État. La France insoumise propose Mathilde Panot, Manuel Bompard ou Clémence Guetté ; au Parti socialiste, on parie sur Olivier Faure ou Boris Vallaud. Quant aux écologistes, ils mettent en avant la figure de Marine Tondelier, que l’on a beaucoup vue dans les médias porter la parole du Front populaire dans la campagne. 

Si la position officielle du NFP est de refuser toute alliance pour l’instant (« Nous ne serons pas dans les combinaisons », a déclaré hier le socialiste Olivier Faure), des discussions ont tout de même lieu en son sein entre les partisans d’une ligne dure et ceux qui, au nom du « réalisme », estiment nécessaire une ouverture à d’autres forces politiques pour constituer une majorité. 

Ce matin, plusieurs responsables du NFP se sont exprimés pour clarifier la position qui semble faire consensus dans ce bloc : constituer des coalitions, oui, mais uniquement à l'Assemblée, pas au gouvernement. Boris Vallaud a ainsi plaidé ce matin pour « un gouvernement de gauche du Nouveau Front populaire qui (aurait) une assise plus large à l'Assemblée ». Une position déjà rejetée par les porte-parole de Renaissance. 

Les partis divisés sur la stratégie à adopter

Du côté d’Ensemble, l’ex-majorité présidentielle, les choses sont plus complexes encore et les avis plus contradictoires.

Le MoDem, en la personne de François Bayrou, plaide pour un gouvernement d’union nationale allant de la droite à la gauche, sans LFI et le RN. Dans le parti présidentiel, Renaissance, on plaide pour des alliances, mais chacun en fonction de ses affinités passées. Les ténors du parti venus de la droite (Gérald Darmanin, Bruno Le Maire ou Aurore Bergé) souhaitent une alliance entre Ensemble et Les Républicains. Ce qui, notons-le, ne résoudrait pas tout le problème, puisqu’en additionnant les 168 sièges d’Ensemble, les 45 des Républicains, les 15 divers droite et les 6 divers centre, on n’arrive qu’à un total de 234, encore bien loin des 289 de la majorité absolue. 

Mais qu'en pensent les principaux intéressés, à savoir les LR ? Ils apparaissent, eux aussi, divisés. Si certains se disent ouvertement favorables à une coalition avec Ensemble, comme Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs LR, qui enterre purement et simplement Les Républicains, estimant que « la marque LR est morte ». Laurent Wauquiez a également estimé qu’il n’y aurait pour son parti « ni coalition ni compromission ».

Quant aux figures de Renaissance venues de la gauche, comme Clément Beaune ou Sacha Houlié, par exemple, elles poussent à  l’inverse pour une coalition NFP-Ensemble – qui, elle, permettrait d’atteindre la majorité absolue. Mais les divergences de vue sont telles sur la plupart des sujets que l’on peine à voir comment cette coalition pourrait se constituer. 

La seule chose qui paraisse donc sûre, c’est que « l’entre-deux » sera long, et qu’une solution ne va pas sortir du chapeau par miracle en quelques jours. D’autant que la perspective d’une nouvelle dissolution, dans un an, hante – voire paralyse – bon nombre de responsables politiques, ce que le sénateur LR Roger Karoutchi a clairement exprimé hier : « Si Emmanuel Macron redissout dans un an, tous ceux qui ont été dans un gouvernement dans des conditions pareilles seront balayés. » 

Pour l’instant, le gouvernement reste dans les mains de Gabriel Attal, pour un temps indéterminé : aucune disposition constitutionnelle ne l’oblige à quitter le pouvoir tant qu’il n’est pas renversé par l’Assemblée nationale ou remercié par le chef de l’État. Dans l’absolu, il n’est même pas impossible qu’il continue à gouverner jusqu’à la rentrée, si les députés décidaient de procéder à une sorte de « trêve olympique », en s’engageant à ne pas renverser le gouvernement avant septembre… faute de solution alternative. 

Les communes, « pôle de stabilité »

Dans ce maelstrom politique parfaitement inédit, l’AMF s’est exprimée hier, par communiqué, pour rappeler que dans ce contexte « chaotique », les communes sont « plus que jamais des pôles de stabilité », et sont « les garantes de la continuité du service public pour tous et partout sur le territoire ». Signé à la fois par le président LR de l’association, David Lisnard, et son premier vice-président délégué, le socialiste André Laignel, le communiqué indique que l’AMF est « plus unie que jamais », et que l’association continuera de faire valoir, quel que soit le gouvernement, « le renforcement de la capacité d’agir des communes », « qui s’est toujours révélé gage d’efficacité et précieuse pour surmonter les crises auxquelles notre pays a fait face ». L’association qui rappelle qu’elle est « unique (…) par sa représentativité, son antériorité et sa reconnaissance d’intérêt public », se tient à la disposition du futur exécutif et de la nouvelle Assemblée « pour donner corps à cette capacité d’agir ». 

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2024-07-09 00:00:00
80082ade64b01197cca8376811426b1f <![CDATA[Publicité des actes des communes de moins de 3 500 habitants : une nouvelle règle à connaître]]>

Publicité des actes des communes de moins de 3 500 habitants : une nouvelle règle à connaître

mardi 9 juillet 2024


Depuis une ordonnance du 7 octobre 2021, les règles de publicité des actes pris par les communes et les EPCI ont changé : depuis le 1er juillet 2022, les communes de plus de 3 500 habitants et leurs groupements (ainsi que les régions et départements) doivent obligatoirement publier certains actes de façon dématérialisée, sur leur site internet. Ces actes doivent toutefois être mis à disposition sur papier, gratuitement, pour toute personne qui en fait la demande. 

L'AMF a alerté très tôt Paris 2024 de la nécessité de prévoir des modalités de diffusion à titre gracieux des épreuves des JOP pour l'ensemble des communes. Il a finalement été obtenu que même les communes qui ne sont pas labélisées Club 2024, mais qui souhaitent rediffuser la compétition et les cérémonies, puissent bénéficier d'une procédure simplifiée mise en place par France Télévisions.

Pour les communes de moins de 3 500 habitants, le texte est plus souple, dans la mesure où celles-ci ne disposent pas forcément d’un site internet. Dans ces communes, ainsi que dans les syndicats de communes et les syndicats mixtes fermés, trois choix restaient possibles : soit la dématérialisation, soit la publication au format papier, soit l’affichage en mairie. La décision devait être prise par délibération. 

Rappelons que la dématérialisation de la publicité des actes réglementaires et des actes ni réglementaires ni individuels est de droit depuis le 1er juillet 2022 : si la commune, le syndicat de communes et le syndicat mixte fermé n’avaient pas délibéré sur un autre choix avant cette date, la délibération déterminant le choix du mode de publicité devait obligatoirement faire l’objet d’une publicité par voie électronique, chose impossible pour les collectivités ne disposant pas de site internet. Le décret publié le 7 juillet dernier vient apporter des solutions.

Publication de la délibération

Pour choisir un autre mode de publicité, il faut donc obligatoirement prendre une délibération. Le décret paru dimanche concerne les modalités de publication de cette délibération. Il précise que si une commune de moins de 3 500 habitants ne dispose pas d’un site internet, cette délibération doit être publiée sur le site internet de l’EPCI à fiscalité propre dont elle est membre. La commune devra informer le public, « par tout moyen », de l’adresse de ce site internet.

Pour les syndicats de communes, s’ils ne disposent pas d’un site internet, ils doivent publier la délibération « sur le site de la commune où siège le syndicat » ou, si celle-ci n’a pas de site internet non plus, sur celui de l’EPCI auquel est rattachée cette commune. 

Disparition des articles relatifs aux outre-mer 

Étonnamment, le décret s’arrête là. Le gouvernement a donc choisi de faire sauter les deux articles suivants, tels qu’ils figuraient dans les projets qui ont été présentés devant le Conseil national d’évaluation des normes. 

Ces articles avaient trait à l’application de ces règles en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française. Le gouvernement prévoyait que dans ces collectivités, les communes de plus de 3 500 habitants puissent publier leurs actes « sur les sites des journaux officiels de Polynésie française ou de Nouvelle-Calédonie », à défaut de site internet de la commune. Mais le ministère de l’Intérieur a reconnu lui-même qu’en Polynésie française, notamment, ces dispositions posent des difficultés matérielles, du fait du « morcellement géographique des îles » et des connexions internet « à faible débit, voire absentes ». 

De plus, le coût de publication sur le site du Journal officiel de Nouvelle-Calédonie apparaît « élevé » à l’État, Le ministère, lors des discussions au Cnen, a estimé que « l’enjeu réside dans les moyens d’accompagnement qui peuvent être proposés afin que les communes puissent créer, par leurs propres moyens, leur site internet ». 

Les représentants des élus, quant à eux, ont regretté « qu’une solution de mutualisation des sites internet au sein des provinces, en Nouvelle-Calédonie, n’ait pas été retenue ». 

Lors d’une seconde présentation du texte devant le Cnen, le 7 mars dernier, le ministère de l’Intérieur a fait évoluer le texte. Dans l’impossibilité de publier les textes sur des sites intercommunaux – puisque les EPCI n’existent pas en Nouvelle-Calédonie – le gouvernement a proposé que les communes puissent publier leurs actes sur les sites des « regroupements de communes », qui ont un statut juridique différent de celui des EPCI à fiscalité propre. Il était également prévu qu’une commune puisse publier un acte sur le site d’une autre collectivité, sous réserve de l’accord de celle-ci. 

Ces propositions ont été validées par les élus au Cnen. Mais il n’y en a plus trace dans le décret paru le 7 juillet. 

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2024-07-09 00:00:00
20cacf957f7d3f661bae47fa58879299 <![CDATA[Accueil du jeune enfant : nouvelles autorités organisatrices, le rôle des communes détaillé dans une FAQ]]>

Accueil du jeune enfant : nouvelles autorités organisatrices, le rôle des communes détaillé dans une FAQ

lundi 8 juillet 2024


Alors que la loi pour le Plein emploi a créé le service public de la petite enfance (SPPE) en fin d’année dernière, une foire aux questions (FAQ) vient d’être publiée vendredi, par la DGCL, afin de préciser le nouveau rôle d’autorités organisatrices (AO) de l’accueil du jeune enfant confié aux communes à compter du 1er janvier 2025.

Avec ce texte, celles-ci ont récupéré un certain nombre de compétences nouvelles, allant du recensement des besoins à l’information et l’accompagnement des familles, en passant par la planification du développement des modes d’accueil ainsi que le soutien à la qualité de ceux-ci. 

Pour rappel, les communes de plus de 10 000 habitants devront ainsi établir un schéma pluriannuel de maintien et de développement de l’offre d’accueil du jeune enfant à partir de 2025 et mettre en place des relais petite enfance à partir de 2026.

La répartition des compétences inchangée

En premier lieu, la FAQ éclaircie un certain nombre de points qui inquiétait l’association d’élus Intercommunalités de France qui avait alerté, récemment, d’un risque de « déstabiliser » l’offre de garde d’enfants – une position avec laquelle l'AMF avait exprimé son désaccord. (lire Maire info du 11 juin), 

La foire aux questions confirme ainsi que « la loi n’a pas modifié la répartition des compétences entre le niveau communal et intercommunal ». Pour les EPCI et les syndicats qui exercent déjà une partie des compétences, « la modification de leur statut n’est pas nécessaire ». Et si la loi a bien donné la compétence d’autorité organisatrice de l’accueil du jeune enfant aux communes, rien n’empêche à celles-ci de transférer « à tout moment » cette compétence à leur EPCI, si elles le décident. 

La FAQ précise d’ailleurs que « l’EPCI ou le syndicat mixte auquel ont été transférés tout ou partie des (nouvelles) compétences sera alors l’autorité organisatrice de l’accueil du jeune enfant par la ou les compétences, les communes demeurant AO pour celles qu’elles auront éventuellement conservées ».

La commune peut donc décider d’exercer directement ces compétences, de les transférer à un EPCI ou un syndicat, ou encore d’en confier la mise en œuvre partielle ou totale au CCAS.

Pas de compensation pour les EPCI

Le vrai problème résidait plutôt dans le manque de visibilité sur les modalités de compensation aux communes et aux intercommunalités des nouvelles compétences créées puisque ni les montants, ni le vecteur financier n’étaient connus à ce jour.

Une chose est désormais sûre : les intercommunalités qui exerceront les quatre compétences n’auront pas le droit à des compensations financières, tranchent les auteurs de la foire aux questions. En effet, ces derniers soulignent que les EPCI ne sont « pas inclus dans le périmètre d’attribution de l’accompagnement financier des créations ou des extensions de compétence ». Et ce, qu’elles abritent ou non une ou plusieurs communes de plus de 3 500 habitants.

Résultat, « seules (ces dernières) bénéficieront d’un accompagnement », assurent-ils. Reste, par ailleurs, la problématique de la grave pénurie de personnel, qui n’est toujours pas réglée.

Quelles compétences pour quelles communes?

En devenant autorité organisatrice de la petite enfance, les communes vont devoir exercer de minimum deux jusqu’à quatre compétences. Et ceci en fonction de leur nombre d’habitants. 

D’abord, il y a les deux compétences qui seront « obligatoirement exercées par toutes les communes » : le recensement des besoins des enfants de moins de trois ans et de leur famille, ainsi que l’information de ces familles et des futurs parents.

Ensuite, viennent les deux compétences qui doivent être uniquement et « obligatoirement exercées par les communes de plus de 3 500 habitants » : la planification des modes d’accueil et le soutien de la qualité des modes d’accueil. 

Deux autres devoirs sont imposés par la loi aux communes de plus de 10 000 habitants. Celles-ci  devront, à la fois, établir un « schéma pluriannuel de maintien et de développement de l’offre d’accueil du jeune enfant » (concernant la planification) à partir de 2025, mais aussi mettre en place des relais petite enfance (s’agissant des compétences de « soutien de la qualité des modes d’accueil » et d’information des familles) à partir de 2026.

Précision importante : pour savoir si ces dernières obligations s’appliquent à l’EPCI ou au syndicat mixte, « le nombre d’habitants dont il sera tenu compte correspondra à la population totale des communes qui auront transféré » chacune de ces compétences.

A noter, toutefois, que « les compétences non obligatoires du fait du seuil démographique pou(rront) être exercées à titre facultatif », soulignent les auteurs de la FAQ.

CCAS : mise en oeuvre oui, transfert non

Ces derniers détaillent longuement ce que chacune de ces compétences recouvre, comment la mettre en place, pour quelles raisons, mais aussi, pour certaines, les diverses ressources mises à la disposition des communes pour y parvenir. 

Par exemple, pour la planification (qui doit permettre d’identifier « l’écart existant entre les besoins couverts et les besoins non satisfaits de la population »), la FAQ explique que « différents leviers, notamment de l’ordre de l’appui en ingénierie et de l’aide financière, peuvent être mobilisés dans le cadre des CTG (conventions territoriales globales) établies avec la Caf ». Cette dernière peut également « conseiller les communes et les accompagner dans le diagnostic de leurs besoins, le montage de leurs projets, le choix du mode gestion… », tout comme « les comités départementaux des services aux familles (qui) peuvent également être sollicités ». 

S’agissant des centres communaux et intercommunaux d'action sociale, la foire aux questions indique que si « un CCAS peut mettre en oeuvre, à la demande de la commune et pour le compte de cette dernière tout ou partie de ces compétences » d’autorité organisatrice, elle ne peut pas, en revanche, les lui transférer.

A l’inverse d’un CIAS qui, lui, « peut se voir transférer des compétences de l’EPCI à fiscalité propre et mettre en oeuvre les missions afférentes aux compétences transférées ».

Une différence qui se retrouve sur un autre point : contrairement au président d’EPCI, le conseil municipal ne pourra pas déléguer au maire la compétence d’avis préalable prévu par l’article 18 de la loi Plein emploi. Une disposition qui  prévoit que « le projet de création, d’extension ou de transformation d'un établissement ou d’un service de droit privé accueillant des enfants de moins de six ans fait l’objet, préalablement à la demande d’autorisation (...), d’un avis favorable de l’autorité organisatrice ».

Cette FAQ a vocation à être enrichie au fil de l’eau (en particulier lorsque des décrets seront publiés). Plusieurs documents méthodologiques seront prochainement publiés par l’État (DGCS/DSS/DGCL) à destination des communes et EPCI pour les accompagner dans la mise en œuvre des nouvelles compétences. Concernant, enfin, les compensations financières à l’Epci, les services de l’État, lors de réunions techniques, se sont dit « attentifs » à leur situation, indique l'AMF ce matin.  

Consulter la FAQ.

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2024-07-08 00:00:00
600af0c2c15ab477a81bc0c80626f080 <![CDATA[Les communes plus que jamais des pôles de stabilité]]>

Les communes plus que jamais des pôles de stabilité

lundi 8 juillet 2024


Notre pays est dans une situation politique chaotique et potentiellement dangereuse. Le résultat des élections législatives, à la suite de la dissolution voulue par le Président de la République, n’a pas apporté la nécessaire clarification permettant aux institutions d’agir plus efficacement.

Ce nouveau contexte, marqué par l’absence de majorité parlementaire et la difficulté à former un gouvernement stable, renforce le rôle central des communes comme pôles de stabilité. Elles sont les garantes de la continuité du service public, pour tous et partout sur le territoire. Plus que jamais, les maires créent du lien dans une société fracturée et constituent des repères démocratiques essentiels.

L’AMF rappelle ainsi l’impérieuse nécessité de faire le pari de la véritable décentralisation, donc de la liberté et de la responsabilité locales, en renforçant la capacité d’agir des communes qui s’est toujours révélée gage d’efficacité et précieuse pour surmonter les crises auxquelles notre pays a fait face.

Elle se tient à la disposition des responsables des pouvoirs exécutifs et législatifs pour donner corps à cette capacité d’agir : pouvoir règlementaire local d’application des lois, subsidiarité ascendante, moyens financiers responsabilisants dans le respect de l’autonomie financière et fiscale des communes.

Notre association, unique dans le paysage institutionnel français par sa représentativité, son antériorité depuis 1907 et sa reconnaissance d’intérêt public, continuera de défendre ces principes et leur application concrète auprès des pouvoirs publics quels qu’ils soient, sur chaque texte examiné, par un dialogue loyal mais exigeant.

L’AMF est plus unie que jamais pour faire valoir les libertés locales, garantes de la vitalité et de la stabilité de notre démocratie.

 

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2024-07-08 00:00:00
1b9b3786eae526755467c2593d194005 <![CDATA[Retransmission des JOP Paris 2024 : une simple déclaration suffit]]>

Retransmission des JOP Paris 2024 : une simple déclaration suffit

vendredi 28 juin 2024


Il n’y aura pas besoin d’être labélisé Club 2024 par le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) pour retransmettre les épreuves. Ce label permet effectivement de retransmettre l’événement en intégralité mais oblige à suivre un certain nombre de règles strictes propres aux fan zones, c’est-à-dire à des zones aux périmètre défini et à la sécurité particulière. Des petites communes ont toutefois fait cette démarche, selon le Cojop dans son point d'étape de fin juin sur la question, comme Méral en Mayenne ou Saint-Gingolph en Haute-Savoie). En tout, il n'y a que 180 Clubs 2024.

L'AMF a alerté très tôt Paris 2024 de la nécessité de prévoir des modalités de diffusion à titre gracieux des épreuves des JOP pour l'ensemble des communes. Il a finalement été obtenu que même les communes qui ne sont pas labélisées Club 2024, mais qui souhaitent rediffuser la compétition et les cérémonies, puissent bénéficier d'une procédure simplifiée mise en place par France Télévisions.

Conditions

Il suffit simplement de remplir la déclaration spécifique prévue à cet effet par le diffuseur officiel intitulée « Retransmissions publiques des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 - Reprise du signal des chaînes du Groupe France Télévisions », disponible ici

Les communes doivent toutefois respecter également un certain nombre de conditions : l’accès aux sites de diffusion doit être totalement gratuit ; la diffusion du signal des chaînes de France Télévisions devra s’effectuer en direct ; cette diffusion du signal devra être opérée en continu du début à la fin des retransmissions, avec le son ; l’image et le son devront donc être repris sans altération, suppression, ajout ou modification. 

Aucune marque

Autres conditions, relatives cette fois au contenu : les éléments visuels et sonores ne pourront en aucun cas être utilisés de manière indépendante du reste du signal. Mais surtout « aucune association de marque ne pourra être autorisée sur le site de diffusion, sur les écrans ou autour des écrans ; aucune opération commerciale/marketing ne sera associée aux sites de diffusion des événements », est-il précisé dans le document. Ces conditions rejoignent les règles imposées par le Cojop, notamment pour le Relais de la flamme, lors duquel les communes accueillant le flambeau olympique ont obligation de cacher toutes les marques susceptibles d’être visibles lors de l’événement…

La déclaration remplie, datée et signée, doit être retournée à France Télévisions uniquement sur l’adresse mail diffusionpubliquejop@francetv.fr .

Les droits Sacem

Attention, une petite subtilité subsiste. Cette autorisation de rediffuser les JOP se fait sous réserve de droits Sacem. Si, lors de cette retransmission, de la musique est utilisée (ce sera probablement le cas pour les cérémonies), des droits s’appliqueront. Les communes doivent donc faire une déclaration à la Sacem.

L’organisme a mis en place un forfait événements sportifs 2024 qui couvre l’Euro de football et les Jeux olympiques et paralympiques. Ce forfait s’applique aux établissements tels que les débits de boissons, les restaurants, « ou à un public déterminé tel que les membres d’une association ou d’un club » (tarifs et conditions à retrouver sur la page dédiée de la Sacem). Mais les communes peuvent aussi y recourir, selon les précisions apportées par la Sacem à Maires de France

Les communes bénéficient, aussi, de l’accord signé entre l’AMF et la Sacem en 2018, et donc de tarifs préférentiels pour les municipalités jusqu’à 5 000 habitants. Ces conditions sont également accessibles sur le site de l’AMF). Cet accord couvre les écoles (en dehors du cadre pédagogique), crèches, halte-garderie, centres de loisirs…

La Sacem précise que pour les communes ayant souscrit au forfait « Communes » annuel « Musique pour vos concerts, spectacles, évènements dansants », la retransmission des JOP est incluse et ne nécessite pas d’autorisation supplémentaire. 

Enfin, pour les communes qui souhaitent retransmettre très ponctuellement des épreuves, le forfait pour projections audiovisuelles ponctuelles peut également s’appliquer.

Il faudra donc remplir deux déclarations pour pouvoir rediffuser les Jeux olympiques et paralympiques en toute légalité.

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2024-06-28 00:00:00
92d97e5c9d7f16e0f7f89464108ea62e <![CDATA[Rémunérer des assesseurs dans un bureau de vote : prudence !]]>

Rémunérer des assesseurs dans un bureau de vote : prudence !

jeudi 27 juin 2024


C’est l’éternel casse-tête des maires à la veille d’un scrutin : il faut trouver des assesseurs pour chaque bureau de vote. Depuis plusieurs années, la chose est de plus en plus difficile, en particulier du fait de la diminution des effectifs militants des partis politiques, qui constituaient, par le passé, un vivier considérable pour trouver des assesseurs. 

Pour le scrutin organisé en toute urgence les 30 juin et 7 juillet prochains, tout est plus compliqué encore : en cette période estivale, beaucoup d’assesseurs potentiels seront en congé, ou encore occupés sur d’autres tâches prévues de longue date et liées à la période estivale (fêtes, festivals, manifestations diverses…). 

Obligations des conseillers municipaux

Rappelons tout d’abord, comme l’AMF le fait dans une note publiée le 24 juin, les règles : chaque bureau doit avoir un président (maire, maires adjoints ou conseillers municipaux dans l’ordre du tableau), au moins deux assesseurs et un secrétaire. Chaque candidat a le droit de désigner un assesseur pris parmi les électeurs du département. Si besoin, le maire désigne un ou des assesseurs supplémentaires parmi les conseillers municipaux dans l’ordre du tableau, puis parmi les électeurs de la commune si nécessaire. 

Il faut rappeler une fois de plus que les fonctions de président et d’assesseurs ont un caractère obligatoire pour les élus municipaux. En cas de refus sans excuse valable (la note de l’AMF liste les excuses pouvant être valables et celles qui ne le sont pas), le maire peut saisir le tribunal administratif qui pourra prononcer la démission d’office de l’élu, ce qui le rendra inéligible au mandat de conseiller municipal pendant un an. 

Des maires qui rémunèrent

Mais le vivier des conseillers municipaux n’est pas forcément suffisant pour pourvoir à tous les postes d’assesseurs nécessaires. D’où la tentation de certains maires, en dernier recours, de proposer une rémunération à des électeurs pour les motiver à exercer cette tâche. 

Plusieurs maires, notamment dans des grandes villes, recourent à ce moyen, comme en attestent plusieurs articles de presse récents.  C’est le cas de la ville de Nice, qui, avec 256 bureaux de vote, a besoin de plus d’un millier de personnes pour tenir les bureaux. La commune propose donc une vacation de 190 euros brut aux électeurs pour être assesseur. Même chose à Besançon, qui a recruté, selon l’AFP, 68 étudiants en CDD pour être secrétaires adjoints de bureaux de vote, rémunérés 175 euros brut. 

Problème : si certaines communes rémunèrent les présidents et secrétaires des bureaux de vote (cas de Besançon), le Code électoral ne le permet pas, en revanche, pour les assesseurs : l’article R44 du Code électoral est clair : « Les assesseurs ne sont pas rémunérés. » Selon une circulaire du 16 janvier 2020, les présidents ne doivent pas l'être non plus. 

Il y a donc un risque juridique à offrir une compensation financière aux assesseurs comme le font un certain nombre de villes.  À Nice, on assume ce risque, comme l’explique un représentant de la mairie dans Le Figaro : « Cette pratique est rendue strictement nécessaire par le défaut de membres des bureaux de vote désignés par les candidats et les partis politiques. Les communes ne sauraient être mises en cause pour la totale inadaptation de cette disposition. » 

Il est vrai que le Conseil d’État s’est penché sur cette question et a fait preuve d’une certaine souplesse, mais dans des cas très précis. En décembre 2022, il a dû statuer sur un contentieux concernant la commune d’Avignon, où des agents municipaux, rémunérés le dimanche du scrutin pour assurer le bon fonctionnement matériel des bureaux de vote, ont été accessoirement sollicités pour être assesseurs dans quatre bureaux de vote de la commune. Dans une décision du 2 décembre 2022, le Conseil d’État a jugé qu’il n’y avait pas de faute : les agents remplissaient la condition nécessaire pour être assesseurs (à savoir être électeurs dans la commune), et ils n'ont pas été rémunérés spécifiquement pour être assesseurs – ils étaient payés pour d’autres tâches matérielles. Il apparaît donc possible, au vu de cette décision, de demander à des agents municipaux rémunérés pour la journée de compléter le jour même le bureau en occupant le poste d’assesseur, s'ils sont électeurs de la commune et à condition qu’ils ne soient pas rémunérés pour cette seule tâche.  

Un (petit) risque juridique

On voit que ce cas est différent du fait de rémunérer des électeurs – et non des agents – pour être assesseurs. Selon un professeur de droit constitutionnel interrogé par l’AFP, les communes qui ont recours à cet expédient prennent tout de même un risque : « n'importe quel électeur pourra exciper [invoquer] d'une composition illégale du bureau, saisir la préfecture ou le magistrat chargé du contrôle ». D’autres juristes estiment toutefois que « le risque que cela aboutisse est faible voire inexistant au regard des circonstances exceptionnelles de ces élections ». 

Reste que le problème demeure entier, et que certains élus souhaitent voir évoluer la loi pour autoriser la rémunération des assesseurs. C’est le cas, par exemple, de la maire de Besançon, Anne Vignot, qui le mois dernier a écrit au ministre de l’Intérieur dans ce sens. 

Rappelons, pour finir, que les maires peuvent utiliser la plateforme JeVeuxAider pour trouver des assesseurs bénévoles  (lire Maire info du 18 juin). En 2021, pour les élections régionales et départementales, la plateforme avait permis à plus de 400 maires de trouver des assesseurs. 

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2024-06-27 00:00:00
7f59f49965ea6a0f208e543c814b4e91 <![CDATA[Les financements disponibles et le montage financier d’un projet de rénovation énergétique, revoir le webinaire du 18 juin de l'AMF et ACTEE ]]>

Les financements disponibles et le montage financier d’un projet de rénovation énergétique, revoir le webinaire du 18 juin de l'AMF et ACTEE

mercredi 26 juin 2024


En cette année 2024, l’AMF, la FNCCR et ACTEE organisent un cycle de webinaires d’information à destination des élus sur la rénovation énergétique des bâtiments publics. Ce webinaire du 18 juin 2024 a présenté les financements disponibles et le montage financier d’un projet de rénovation énergétique des bâtiments.

Ont été abordés notamment le cadrage d’un financement de projet de rénovation énergétique, le montage financier d’un projet et le plan de financements et de programmation pluriannuelle des investissements. Les intervenants reviennent également sur les marchés globaux de performance énergétique à paiement différé (MGPEPD).

À noter, ce webinaire du 18 juin 2024 fait suite à deux webinaires de mars et de mai 2024 dont les vidéos sont disponibles en ligne.

Retrouvez le webinaire :

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2024-06-26 00:00:00
c3e30ed7ac989117c7e1e719b4ac128f <![CDATA[Prix de la Démocratie : les lauréats 2024 dévoilés]]>

Prix de la Démocratie : les lauréats 2024 dévoilés

mercredi 26 juin 2024


Organisé par l’Association pour le Soutien des Principes de la Démocratie Humaniste, association à but non lucratif propriétaire du groupe de presse Sipa OuestFrance, le « Prix de la démocratie » a désigné ses lauréats 2024.

Le Grand Jury s’est réuni le mardi 28 mai à Paris. La cérémonie de remise des prix s’est déroulée ce mercredi 26 juin au musée Mémorial pour la paix de Caen.

Le prix récompense des associations, collectivités locales ou citoyens dont les initiatives en faveur du développement de l’idéal démocratique sont particulièrement remarquables.

Près de 300 dossiers ont été reçus. Trois prix ont été attribués: Prix de la démocratie; Prix de la démocratie locale; Prix jeunesse. Un « coup de cœur » a également a été décerné.

Prix de la démocratie : l’ONG « A voté », pour son action en faveur de l’inscription des citoyens, notamment les plus jeunes, sur les listes électorales. https://www.a-vote.ong/

Prix de la démocratie locale : la mairie de Fleury-Mérogis pour le lancement de ses « Ateliers de la fraternité », après la mort d’un jeune homme dans la commune, victime collatérale d’une rixe entre bandes rivales.
https://actu.fr/ile-de-france/fleury-merogis_91235/ essonne-face-aux-rixes-fleury-mrogis-veut-faire-dela-jeunesse-une-grande-cause-nationale_59609970. html

Prix Jeunesse : l’association Hexacup de Bordeaux, pour son engagement en faveur du sport, de la citoyenneté et de l’écologie.
https://www.hexacup.fr/

Notre « coup de cœur » : l’association «Car’ado » (Nord), initiée par un colonel de gendarmerie et des adolescents qui alertent les habitants de la région sur les questions de harcèlement et de discriminations…
https://www.youtube.com/watch?v=LtclOZO3C0A

Le Grand Jury était composé de David Guiraud (président de l’ASPDH); Dominique Quinio (vice-présidente de l’ASPDH, membre du CCNE); Louis Menant (Mémorial de Caen); Murielle Fabre (secrétaire générale de l’Association des maires de France); Anne Charpy (fondatrice de l’association Voisins Malins); Armel Le Coz (fondateur de l’association Démocratie ouverte); Elsa da Costa (directrice générale de Ashoka France, membre de l’ASPDH); Jean Brousse (économiste); Feris Barkat (fondateur de l’association Banlieues Climat); Zahia Ziouani (cheffe d’orchestre).

Initié par l’Institut Marc Sangnier en 2015, le Prix de la démocratie a été repris en 2023 par l’Association pour le Soutien des Principes de la Démocratie Humaniste, avec le soutien de l’Association des maires de France et du Mémorial pour la paix de Caen.

L’édition 2025 se prépare déjà et sera lancée à l’automne. 

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2024-06-26 00:00:00
2c5343ac475f639320f822c448fdf93d <![CDATA[Législatives : ce que les principaux candidats proposent pour les collectivités territoriales]]>

Législatives : ce que les principaux candidats proposent pour les collectivités territoriales

mardi 25 juin 2024


Le caractère inattendu de la dissolution et la rapidité avec laquelle les appareils ont dû réagir expliquent, d’une part le caractère tardif de la parution de certains programmes et, d’autre part, leur brièveté. Douze pages pour les programmes du parti présidentiel et du Rassemblement national, 24 pour le Nouveau Front populaire… Les candidats n’ont pu que donner de grandes orientations, loin des programmes complets, précis et chiffrés élaborés en 2022. 

Nous n’avons choisi de retenir ici que les mesures qui concernent directement les collectivités territoriales.On peut noter, à propos des trois programmes, qu'ils sont fortement axés sur la question du pouvoir d'achat, y compris des fonctionnaires, ce qui sera forcément, quel que soit le vainqueur, un sujet de discussion entre le nouveau gouvernement et les associations d'élus. 

Le Nouveau Front populaire

La coalition des partis de gauche (essentiellement le PS, le PCF, Les Écologistes et la France insoumise) présente un « contrat de législature » articulé en trois étapes : « la rupture », soit les 15 premiers jours du mandat, « l’été des bifurcations » (100 premiers jours), et « les transformations » (la suite du mandat). 

Dans les mesures qui seraient prises dès les 15 premiers jours, on retiendra « la hausse de 10 % du point d’indice des fonctionnaires ». Point évidemment important : le NFP précise que cette mesure serait « intégralement compensée pour les collectivités territoriales ». Cette mesure serait donc indolore pour les employeurs territoriaux. Elle représenterait en revanche un coût important pour le budget de l’État : selon nos estimations, une hausse de 10 % du point d’indice des agents territoriaux représenterait une dépense représentant entre 6,6 milliards et 6,7 milliards d’euros par an. 

Le Nouveau Front populaire propose également, dans ses mesures d’urgence, une revalorisation des APL de 10 %. 

Dès les 15 premiers jours aussi, le NFP prévoit de « faire les premiers pas pour la gratuité intégrale de l’école », avec la gratuité totale de la cantine, des fournitures, du transport et des activités périscolaires. Là encore, il est précisé dans le programme que « cette gratuité sera intégralement compensée par l’État auprès des collectivités territoriales ». Les promoteurs de ce programme ne chiffrent pas précisément cette mesure. 

Toutes ces dépenses seraient, selon le NFP, financées par de nouvelles rentrées fiscales portant sur les foyers fiscaux les plus fortunés et sur les grandes entreprises : 15 milliards d’euros sont espérés d’une « taxe sur les superprofits », 15 autres du rétablissement de l’ISF. Entre « la suppression de niches fiscales inefficaces », un « impôt sur les successions dorées », et la réforme de l’impôt sur le revenu, la gauche attend une centaine de milliards d’euros supplémentaires par an. 

Le programme est aussi fortement axé sur le « retour des services publics » : « plus personne ne doit habiter à plus de 30 mn d’un accueil physique des services publics », écrit le NFP. Il souhaite également ouvrir « 500 000 places en crèche » et « organiser  des états généraux des quartiers populaires et des états généraux des espaces ruraux pour construire une véritable égalité territoriale, notamment dans les services publics ». 

Concernant le logement, le programme de la gauche prévoit l’abrogation de la loi Kasbarian (loi « anti-squatteurs »), l’encadrement obligatoire des loyers dans les zones tendues, « aucune remise en cause de la loi SRU et l’aggravation des sanctions contre les communes hors-la-loi » – sans préciser si un futur gouvernement ferait la différence entre des communes « hors-la-loi » par choix ou pour des causes indépendantes de leur volonté. 

En matière de décentralisation, le programme est moins précis, se contentant de proposer « une décentralisation effective en renforçant la démocratie locale dans l’unité de la République ». 

Sur les transports, le NFP propose des mesures de « gratuité ciblée » et de diminuer la TVA sur la tarification des transports en commun à 5,5 % (mesure demandée de longue date par l’AMF et le Gart). 

Une mesure plus radicale : « Aller vers la gestion 100 % publique de l’eau en régie locale », ce qui supposerait donc d’obliger les communes à rompre à terme les contrats de délégation de service public qu’elles ont conclus avec les grandes entreprises de l’eau. Le NFP est pour « la gratuité des premiers mètres cubes indispensables à la vie » – « gratuité » signifiant donc, puisqu’il s’agit de régies, prise en charge par les communes. 

Sur le sport enfin, la gauche propose de « développer des maisons sport-santé dans tout le pays » et de « porter un plan de 10 000 équipements sportifs supplémentaires ». 

Une mesure, très débattue depuis qu’elle a été moquée par le président Macron, est également contenue dans le programme : « le changement d’état-civil libre et gratuit devant un officier d’état civil ». Faute de précisions supplémentaires, il est bien difficile de comprendre cette mesure, qu’Emmanuel Macron a résumée par un « changement de sexe en mairie ». 

Le Rassemblement national

Le programme du Rassemblement national – comme celui de la majorité présidentielle – est moins précis et n’évoque que peu les collectivités. 

Il est lui aussi cadencé en plusieurs phases, « le temps de l’urgence » et « le temps des réformes ». Prudemment, le parti de Jordan Bardella suspend la mise en œuvre de certaines réformes présentes depuis longtemps dans son programme à « un audit des comptes de la Nation », dont le résultat pourrait l’amener à renoncer à certaines propositions. Cet audit sera certainement confié à la Cour des comptes, dont on connaît les positions sur les dépenses des collectivités territoriales, toujours jugées excessives. 

Dès le mois de juillet, le RN souhaite engager les négociations pour « sortir des règles européennes de fixation du prix de l’électricité », ce qui aurait forcément d’importantes répercussions sur les factures des collectivités. 

Dès juillet aussi, il entend porter un projet de loi « suspendant les allocations familiales pour les parents de mineurs criminels ou délinquants récidivistes coupables de défaillance ». Un autre texte aurait pour objectif de « réserver les aides sociales aux Français et conditionner à 5 années de travail en France l’accès aux prestations sociales non-contributives comme le RSA » – mesure qui semble extrêmement difficile à mettre en œuvre sans changement de la Constitution. 

En matière de sécurité, outre la création de places de prison et « l’identification de lieux pouvant être reconvertis en lieux de détention de basse sécurité », le RN envisage un gros accroc à la libre administration des collectivités locales, en rendant « obligatoire » la création d’une police municipale dans toutes les communes de plus de 10 000 habitants. Il souhaite également ouvrir le tour extérieur de la magistrature à « des anciens policiers » et « instituer une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre ». 

Sur la santé, le parti de Jordan Bardella prévoit « la suppression des ARS », sans dire par quelle autorité il compte les remplacer, et matière de renforcement des hôpitaux, le transfert « d’une partie du personnel administratif vers les services opérationnels ». 

En matière d’écologie, le RN reste fidèle à sa ligne de suppression des mesures les plus drastiques prises ces dernières années : il veut ainsi renoncer à l’interdiction des ventes de véhicules thermiques en 2030, supprimer les ZFE (zones à faibles émissions), et « abroger toutes les interdictions ou obligations liées aux diagnostics de performance énergétique ». Il propose également d'imposer aux communes que les cantines utilisent 80 % de produits agricoles français d'ici 2027, ce qui ne sera pas sans conséquence sur les coûts.

Cela ne figure pas dans le programme, mais Jordan Bardella a déclaré hier en conférence de presse qu'il était favorable à « un assouplissement du ZAN », en concertation avec les associations d'élus, promettant de prendre contact à ce sujet avec « le président de l'AMF ». 

Le programme du RN prévoit également de poursuivre la baisse de la CVAE, sans spécifier comment le manque à gagner serait compensé aux collectivités. Sans autre précision, il est question de « supprimer drastiquement le millefeuille territorial pour réduire la dépense ». Que faut-il entendre par « drastiquement », et combien de niveaux de collectivités le RN souhaite-t-il supprimer ? Le programme ne le dit pas. 

On peut noter une autre réforme de type institutionnel, prévue dans le programme : « Réserver au peuple seul, par référendum, le pouvoir de modifier la Constitution ». Autrement dit, le RN veut supprimer la possibilité pour le Parlement d’approuver lui-même un projet de loi de réforme constitutionnelle, par une réunion du Congrès. 

La majorité présidentielle

Mené par le Premier ministre Gabriel Attal, le bloc « Ensemble », constitué de candidats Renaissance, MoDem, Horizons, UDI et Parti radical, joue sur « l’unité nationale », avec en introduction toutes les déclinaisons du mot « ensemble » : « La République nous appelle à nouveau à nous tenir ensemble. Progressistes, travaillistes, démocrates, républicains, ensemble. Ensemble pour le travail. Ensemble pour le pouvoir d’achat. Ensemble pour l’écologie. Ensemble pour l’autorité et les valeurs. » 

Après le pouvoir d’achat, la première préoccupation évoquée dans le projet est la santé. Ensemble propose de « libérer 20 millions de rendez-vous médicaux par an », notamment en permettant aux « pharmaciens, sages-femmes, infirmiers, opticiens et orthophonistes de réaliser une vingtaine d’actes médicaux du quotidien ». Il ne serait par exemple plus nécessaire de voir un ophtalmologiste pour se faire prescrire des lunettes.

Sur le logement, la majorité présidentielle entend « étendre la garantie des loyers », sur le modèle de la garantie Visale, et souhaite créer « un fonds de rénovation énergétique des logements des classes moyennes et populaires financé par une taxe sur les rachats d’actions ». Ce fonds permettrait notamment « d’accompagner les foyers concernés par le retrait/gonflement des argiles ». Une autre mesure pour faciliter l’accession à la propriété serait l’exonération totale de DMTO (frais de notaire) pour l’achat d’un logement jusqu’à 250 000 euros, pour les « jeunes des classes moyennes et populaires ». Cette mesure aurait pour effet de priver les communes et surtout les départements d’une ressource essentielle. Le projet n’évoque pas les éventuelles compensations, mais le cabinet du Premier ministre a indiqué à l'AMF, d'après nos informations, que cette mesure serait bien compensée aux collectivités concernées. 

Les départements seront aussi très concernés par cette mesure cette fois écrite noir sur blanc dans le programme : la renationalisation de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), qui redeviendrait « une compétence de l’État ». Pour mémoire, la secrétaire d’État chargée de l’Enfance, Charlotte Caubel, avait lancé un ballon d’essai sur  ce sujet en octobre dernier, provoquant une profonde colère de Départements de France (lire Maire info du 12 octobre). Le ballon d’essai est devenu un engagement de campagne. 

L’actuelle majorité s’engage à continuer de soutenir les dotations à l’investissement local, notamment le Fonds vert, et « ne baissera pas les dotations de fonctionnement aux collectivités locales », ce qui ne veut pas dire qu’il les augmentera. Elle prévoit l’ouverture d’une maison France services « dans chaque canton », ce qui était déjà une promesse du gouvernement en… 2021 (lire Maire info du 29 avril 2021). 

Reste la question du « millefeuille territorial ». Le projet écrit d’Ensemble est plus évasif sur ce sujet que le chef de l’État l’a été récemment. Dans le projet, il est évoqué une « simplification », « en poursuivant la déconcentration de l’État dans les territoires et en permettant aux collectivités de réaliser des économies de fonctionnement en regroupant davantage leurs compétences ». Il n’est donc pas fait mention stricto sensu, comme l’avait fait Emmanuel Macron le 12 juin, de la suppression d’un échelon de collectivités : « Il nous faudra supprimer un échelon territorial pour ramener plus de simplicité et de liberté sur le territoire », avait déclaré le chef de l’État lors d’une conférence de presse.  

Si les programmes des autres partis devaient être publiés d'ici à la fin de la semaine, Maire info en rendrait naturellement compte.

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2024-06-25 00:00:00
1b97f9e9b29e9fb69eebb6f936b9570b <![CDATA[Opérations électorales : obligations des conseillers municipaux]]>

Opérations électorales : obligations des conseillers municipaux

mardi 25 juin 2024


Aux termes de l’article L. 2121-5 du code général des collectivités territoriales (CGCT), tout membre d’un conseil municipal qui, sans excuse valable, a refusé d’accomplir une des fonctions qui lui sont dévolues par les lois, peut être déclaré démissionnaire par le tribunal administratif.

Le refus résulte soit d’une déclaration expresse rendue publique par son auteur, soit de l’abstention persistante après avertissement du maire (TA Amiens 18 juillet 2002 Commune de Léglantier, n° 021245).

Le Conseil d’Etat interprète ces termes en exigeant que la fonction en cause soit effectivement prévue par un texte législatif ou réglementaire comme une obligation pour les conseillers municipaux.

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2024-06-25 00:00:00
e47324640a78ff8b9cd028758bb86dba <![CDATA[Risque inondations : la mobilisation nationale reste indispensable]]>

Risque inondations : la mobilisation nationale reste indispensable

mardi 25 juin 2024


Les précipitations importantes de ces derniers jours ont encore démontré la forte exposition de notre territoire national aux inondations. La Mayenne et le Maine-et-Loire ont été fortement touchés : à Craon, l’Oudon a atteint jeudi 20 juin, des niveaux bien au-delà de la crue historique, générant évacuations et dégâts matériels importants.

En Isère, les fortes pluies du week-end ont totalement isolé un village, en détruisant une route départementale, coupant la Bérarde, hameau de Saint Christophe en Oisans du reste du monde.

Enfin, cette nuit, dans les Alpes Maritimes, c’est la commune de Saint-Martin de Vésubie, lourdement touchée en 2020 par la tempête Alex, qui a dû évacuer une cinquantaine de personnes et vu certains ouvrages provisoires emportés par les flots, fragilisant encore fortement ce secteur.

L’AMF exprime son soutien et sa solidarité à toutes ces populations et aux élus concernés.

Ces événements climatiques nous rappellent la permanence des risques naturels.

C’est pourquoi, au nom de l’AMF, le président David Lisnard demande :

- l’accélération des procédures de travaux concernant les zones sinistrées, pour assurer la sécurité des personnes et des biens lors de nouvelles précipitations et pour rendre accessible au plus vite les secteurs totalement isolés ;

- la mobilisation de financements suffisants pour soutenir les élus dans la reconstruction de leur commune afin d’éviter de nouveaux drames ;

- la mise en place d’une force spéciale nationale pour accompagner les élus en gestion de crise et en post-crise ;

- la mise en consultation du programme national d’adaptation au changement climatique (PNACC3) dans les meilleurs délais permettant d’entendre la voix des élus locaux.

La prévention des risques majeurs et la gestion des crises restent l’affaire de tous et méritent une mobilisation nationale à la hauteur des enjeux.

 

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2024-06-25 00:00:00
037adb4f3aa1d0bad47958c8bc165985 <![CDATA[Foire aux questions Organisation des élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024]]>

Foire aux questions Organisation des élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024

mardi 25 juin 2024


A la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale prononcée le 9 juin par le président de la République, des élections législatives se tiendront les 30 juin et 7 juillet 2024.

Compte tenu du caractère inédit et des délais contraints quant à l’organisation de ce scrutin, plusieurs difficultés et interrogations sont remontées auprès des services de l’AMF.

Cette note, qui sera régulièrement actualisée, a vocation à répondre aux principales questions que se posent les communes sur l'organisation de ce scrutin anticipé.

 



 

Table des matières

1.    Listes électorales servant de base aux élections législatives de 2024. 3
1.1     Quels sont les électeurs qui prendront part à ce scrutin ?. 3
1.2     Est-ce qu’une personne ayant atteint la majorité après le 9 juin à minuit est admise à voter pour ce scrutin ?. 3
1.3     Une demande déposée et instruite après la date limite d’inscription (9 juin 2024 à minuit) entraîne-t-elle une radiation de l’électeur de sa liste électorale initiale ?. 3
1.4     Des ressortissants français inscrits sur une liste consulaire qui reviennent sur le sol français après la date limite d’inscription sur les listes électorales (9 juin à minuit) pourront-ils s’inscrire sur la liste électorale de leur nouvelle commune de domicile ?. 4

2.    Tenue du bureau de vote. 4
2.1     Des dérogations pour la composition des bureaux de vote sont-elles prévues pour les élections législatives anticipées de 2024 ?. 4
2.2     Un élu peut-il refuser d’assurer les fonctions de président du bureau de vote ou d’assesseur ?  4
2.3     Qui peut être désigné assesseur ?. 4
2.4     Un agent communal peut-il être assesseur dans la commune qui l’emploie ?. 5
2.5     Un conseiller municipal ayant déménagé et n’étant plus inscrit sur la liste électorale de la commune dans laquelle il est élu peut-il tenir un bureau de vote dans celle-ci ?. 5
2.6     Un conseiller municipal ressortissant de l’Union européenne peut-il tenir un bureau de vote lors des élections législatives ?. 5
2.7     Un parlementaire peut-il exercer les fonctions d’assesseur ?. 5
2.8     Un président de bureau de vote peut-il désigner plusieurs suppléants se succédant les uns après les autres ?. 5
2.9     Un maire ou tout autre élu municipal, candidat ou suppléant aux élections législatives, peut-il tenir un bureau de vote ?. 6
2.10   Un électeur, candidat ou suppléant aux législatives, peut-il tenir un bureau de vote ?  6

3.    Communication des collectivités en période préélectorale. 6
3.1     Le maire ou tout autre élu municipal sont-ils tenus au respect d’une « période de réserve » pendant la campagne électorale (au même titre que les agents de l’Etat) ?. 6
3.2     Un maire peut-il, à titre personnel, afficher son soutien et mener campagne pour le compte d’un candidat aux élections législatives (distribution de tract…) ?. 6
3.3     La commune peut-elle continuer d’assurer sa communication institutionnelle en période préélectorale ? si oui, sous quelles conditions ?. 6

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2024-06-25 00:00:00
fa0b77ceb5f375388fba9a76d7d6d953 <![CDATA[Quels sont les scénarios possibles après les élections législatives ?]]>

Quels sont les scénarios possibles après les élections législatives ?

mercredi 19 juin 2024


Le calendrier, sauf coup de théâtre, est connu : le premier tour des législatives aura lieu le dimanche 30 juin, et le second tour le dimanche 7 juillet. Une fois connu le résultat, l’Assemblée doit se réunir « le deuxième jeudi qui suit son élection », impose l’article 12 de la Constitution, relatif à la dissolution de l’Assemblée nationale. Ce sera donc le jeudi 18 juillet. 

Recours au Conseil constitutionnel

Ce calendrier peut-il être bouleversé ? Même si cela apparaît peu probable, ce n’est pas totalement impossible. En effet, de nombreux recours (pas moins de 16) ont été déposés devant le Conseil constitutionnel pour contester la date du premier tour du scrutin. Le site du Conseil constitutionnel permet de visualiser la liste des recours, mais pas leur contenu. On sait néanmoins qu’une partie au moins de ces requérants estime que la date du premier tour, le 7 juillet, ne respecte pas les délais fixés par la Constitution. 

Que dit celle-ci ? L’article 12 dispose que « les élections générales ont lieu vingt jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution ». A priori, le chef de l’État a donc fait les choses dans les règles : le décret de dissolution a été signé le 9 juin, le premier tour est fixé au 30 juin, soit 21 jours plus tard. Même en considérant que le délai court à partir de la date de publication du décret (10 juin), les vingt jours sont encore respectés. Mais les choses se compliquent, en revanche, si l’on considère que conformément à l’article 1 du Code civil, les décrets entrent en vigueur, sauf mention contraire, le lendemain de leur publication… soit le 11 juin. Sauf que cet argument, brandi par certains, ne tient pas : il est clairement indiqué, à la dernière ligne du décret, que celui-ci entre en vigueur « immédiatement ». 

Reste la question des territoires ultramarins, où le premier tour du scrutin sera organisé le samedi 29 juin. Là, il y a un vrai problème : entre le 10 juin, date de publication du décret, et le 29 juin, il n’y a que 19 jours. Il n’est pas totalement inimaginable que le Conseil constitutionnel estime que cela ne passe pas. 

Dans ce cas, il aurait deux solutions : ou bien ordonner que le scrutin doit avoir lieu le 30 juin y compris Outre-mer – ce qui aurait pour effet, décalage horaire oblige, de reporter la proclamation des résultats au lundi matin au lieu du dimanche soir. Ou bien de décaler le premier tour d’une semaine. Ce qui ne serait pas sans poser de multiples problèmes : un second tour qui tomberait… le 14 juillet, et une première réunion de la nouvelle Assemblée qui tomberait le jeudi 25 juillet, soit la veille de l’ouverture de Jeux olympiques et paralympiques. 

Il reste que dans ce type de situation et au vu des enjeux, les Sages ont la possibilité d’interpréter la loi avec une certaine souplesse, en prenant en compte le contexte politique et les problèmes pratiques, comme les JOP par exemple. Ce qui fait dire à beaucoup de constitutionnalistes que la probabilité de voir l’une de ces requêtes satisfaite est « faible ». Il serait néanmoins souhaitable que les Sages se prononcent rapidement. 

Majorité relative ou absolue ?

Une fois les élections passées, de nombreuses inconnues demeurent, qui dépendront du résultat, très incertain, du scrutin. Seule certitude : le Premier ministre remettra au président de la République la démission de son gouvernement, comme il est d’usage (même si ce n’est pas une obligation légale ou constitutionnelle) après chaque renouvellement de l’Assemblée nationale. 

Tout dépendra ensuite de savoir si les électeurs auront donné une majorité absolue à l’un ou l’autre des blocs en présence : ou au Rassemblement national, ou au Nouveau front populaire, ou à l’actuelle majorité présidentielle. Si le RN ou le NFP ont la majorité absolue, ils proposeront un Premier ministre : Jordan Bardella pour le RN, et… on ne sait pas qui pour le NFP, qui se déchire depuis plusieurs jours sur cette question. La France insoumise souhaite que le futur Premier ministre soit issu des rangs du parti de cette coalition ayant remporté le plus de sièges, alors que le Parti socialiste souhaite que le Premier ministre soit choisi par un vote l’ensemble des députés NFP. 

Mais il faut rappeler par ailleurs que la nomination du Premier ministre est une prérogative exclusive du président de la République. Les partis de l’opposition, s’ils dominent l’Assemblée, ne peuvent que proposer un nom, et le chef de l’État accepte de le nommer ou pas. Dans les précédentes situations de cohabitation (1986, 1993 et 1997), les présidents Mitterrand et Chirac ont toujours accepté le nom proposé par l’opposition – non sans avoir parfois essayé, sans succès, de trouver une autre solution. Mais la situation actuelle ne ressemble à aucune autre. Si par extraordinaire le chef de l’État nommait un autre Premier ministre que celui proposé par le groupe majoritaire, l’Assemblée nationale aurait la possibilité de faire tomber son gouvernement aussitôt, par motion de censure, ce qui aboutirait à un blocage complet. 

Une autre situation compliquée se produira si le RN n’obtient qu’une majorité relative, puisque le président de ce parti, Jordan Bardella, vient d’annoncer que dans ce cas, il refusera d’être Premier ministre. Dans ce cas, comme celui où, à l’inverse, c’est le NFP qui n’obtiendrait qu’une majorité relative, viendra le temps des grandes manœuvres pour tenter de constituer un gouvernement de coalition, dont personne ne peut aujourd’hui imaginer la composition ni même les grands équilibres. 

Et tout cela durera au moins un an, puisque la Constitution interdit une nouvelle dissolution moins de 12 mois après la précédente. 

Dernier outils constitutionnel

Si de telles situations de blocage ou d’instabilité permanente s’installaient, le dernier outil qui resterait au chef de l'État, à terme – sauf à accepter que cette situation dure jusqu’en 2027 –, serait la démission, avec l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle et de nouvelles législatives dans la foulée (mais pas avant juin 2025, délai d'un an pour une nouvelle dissolution oblige). Rappelons qu’en cas de démission du président de la République, la nouvelle élection doit se dérouler entre 20 et 35 jours plus tard, l’intérim étant assuré entre-temps par le président du Sénat. 

Emmanuel Macron a dit exclure toute démission après les élections des 30 juin et 7 juillet. Mais rien ne dit que, dans les mois qui suivront, la situation politique ne l’obligera pas à faire ce choix. 

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2024-06-19 00:00:00
2c90f710b89e811f1368d0a48804d255 <![CDATA[Inscription sur les listes électorales en vue de participer aux élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024 Mode opératoire pour finaliser les inscriptions]]>

Inscription sur les listes électorales en vue de participer aux élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024 Mode opératoire pour finaliser les inscriptions

mercredi 19 juin 2024


Par un courrier du 14 juin 2024, le ministère de l’Intérieur et l’Insee ont diffusé les solutions techniques permettant aux électeurs ayant demandé à s’inscrire avant le 9 juin minuit d’être intégrés sur les listes électorales (sous réserve de la conformité de leur dossier) et ce, conformément au décret n° 2024-527 du 9 juin 2024 de convocation des électeurs aux élections législatives.

Cette note répond aux nombreuses remontées des communes confrontées à l’impossibilité de finaliser les demandes d’inscription déposées avant le 9 juin à minuit.

En effet, cela résulte notamment du paramétrage du Répertoire électoral unique (REU), lequel a été conçu au regard des délais d’inscription de droit commun et non des délais dérogatoires prévus par le décret de convocation n° 2024-527 du 9 juin 2024.

Pour mémoire, en principe, les demandes d'inscription sur les listes électorales, en vue de participer à un scrutin, sont déposées au plus tard le sixième vendredi précédent. Dans la perspective des élections législatives, ce délai a été raccourci.

Il ressort des éléments transmis que lorsque la demande a été déposée au plus tard le 9 juin minuit, en mairie ou en ligne, avec un dossier complet ou complété au plus tard à cette date, l’inscription doit être validée afin de garantir le droit de vote des électeurs ayant déposé une demande d’inscription conformément au délai prévu par le décret de convocation. Cela suppose un certain nombre de manipulations dans le REU et ce, selon les hypothèses rencontrées.

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2024-06-19 00:00:00
5f87a3fcca7c117d0f4186749a5c6c59 <![CDATA[Gérer mes biens immobiliers : la campagne déclarative 2024 des changements d’occupants]]>

Gérer mes biens immobiliers : la campagne déclarative 2024 des changements d’occupants

mardi 18 juin 2024


L’exhaustivité et la qualité des données déclarées sont nécessaires au processus de taxation pour éviter des impositions à tort à la THRS 2024 et aux taxes sur les locaux vacants.

Les collectivités locales doivent donc désormais, pour chacun de leurs locaux, déclarer à quel titre elles les occupent et, quand elles ne les occupent pas elles-mêmes, préciser l'identité des occupants et la période d’occupation.

En cas de changement de situation de vos locaux entre le 2 janvier 2023 et le 1er janvier 2024, la déclaration doit être réalisée avant la date limite de dépôt fixée au 30 juin 2024 sur GMBI.

Les modalités déclaratives :

En ligne : la transmission de fichiers se fera au format csv pour les propriétaires ayant plus de 25 locaux. Une déclaration des changements d’occupants local par local (« parcours unitaire »), y compris pour les grands comptes, pourra être effectuée sur l’espace sécurisé « Biens immobiliers » accessible sur le site https://www.impots.gouv.fr/actualite/gerer-mes-biens-immobiliers-le-service-en-ligne-pour-les-usagers-proprietaires ;

 Par voie « papier » pour les collectivités éloignés d’internet.

Un correspondant départemental assure, en lien avec les CDL, le soutien des collectivités.

Toute la documentation est disponible à l’adresse suivante : https://www.impots.gouv.fr/vous-etes-un-bailleur-ou-un-administrateur-de-biens.

 

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2024-06-18 00:00:00
33e795cc6df6fdfaf13b99de17a68ec0 <![CDATA[Elections législatives 2024 : le 30 juin et 7 juillet, Allons voter !]]>

Elections législatives 2024 : le 30 juin et 7 juillet, Allons voter !

mardi 18 juin 2024


Les 30 juin et 7 juillet 2024, et les 29 juin et 6 juillet pour les citoyens d’Outre-Mer et de l’étranger, les Français sont invités à élire les 577 députés qui siégeront à l'Assemblée nationale.

À cette occasion, le Service d’Information du Gouvernement, en partenariat avec l'AMF, met à votre disposition un kit de communication pour inciter les citoyens à une mobilisation citoyenne face à l’abstention. 

Ce dispositif de communication a pour objet de :
- rendre tangible les enjeux de ce scrutin ;
- éxpliquer le fonctionnement de l’élection ; 
- inciter au vote ou à la procuration.

Les contenus sont disponibles en téléchargement et vous pouvez communiquer dès à présent sur les dates des élections en renvoyant vers la page d’information du Gouvernement ou la page pratique du ministère de l’Intérieur et des Outre-mer.
Vous êtes invités à mentionner le #Legislatives2024 en cas de relais. 

Vous trouverez dans ce kit de communication :  
- un carrousel « Comment réaliser une procuration en trois étapes » ; 
- une vignette agenda « Allons voter » ;
- des vignettes « Allons voter » comprenant les dates des élections

D’autres contenus personnalisables, avec votre logo seront prochainement disponibles.

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2024-06-18 00:00:00
c5c242ec74572352e18cd97e2db983ea <![CDATA[Enquête 2024 La restauration scolaire : des communes volontaires malgré les difficultés persistantes ]]>

Enquête 2024 La restauration scolaire : des communes volontaires malgré les difficultés persistantes

mardi 18 juin 2024


L’AMF, en lien avec AgroParisTech, grande école du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, composante de l’Université Paris-Saclay, a lancé une deuxième enquête sur la restauration scolaire, après une première édition menée par l’Association à l’automne 2020.

Cette deuxième enquête met en évidence les efforts importants des communes et de leur intercommunalité pour atteindre leurs obligations issues des lois Egalim du 30 octobre 2018, AGEC du 10 février 2020 et Climat et résilience du 22 août 2021, et ce malgré une hausse des coûts et des difficultés de structuration des filières locales, tout en veillant à l’accessibilité de ce service pour tous. 

L’enquête, réalisée entre le 1er et le 22 septembre 2023 auprès des communes disposant d’une école publique, a fait l’objet de 2 457 réponses complètes, provenant de 2 282 communes (soit 10,5 % des communes avec au moins une école) et 175 EPCI compétents. Les réponses brutes ont été analysées par AgroParisTech. L’AMF en a tiré la présente synthèse.

Les réponses des communes ont été analysées selon les strates de population : moins de 2 000 habitants (65 % des réponses, taux de retour de 9,8 %), entre 2 000 et 9 999 habitants (23 % des réponses, taux de retour de 10,34 %), entre 10 000 et 29 999 habitants (3 % des réponses, taux de retour de 10,78 %), plus de 30 000 habitants (2 % des réponses, taux de retour de 17,7 %).

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2024-06-18 00:00:00
303d09a481bce164f789fd69627aaf49 <![CDATA[Enquête AMF sur la restauration scolaire Des communes volontaires qui engagent leur restauration scolaire vers une alimentation de qualité, bio et durable malgré des contraintes financières et d’approvisionnement]]>

Enquête AMF sur la restauration scolaire Des communes volontaires qui engagent leur restauration scolaire vers une alimentation de qualité, bio et durable malgré des contraintes financières et d’approvisionnement

mardi 18 juin 2024


Les communes et leur intercommunalité agissent pour répondre aux besoins des familles en matière de restauration scolaire des enfants et parviennent à accueillir plus de 82% des enfants scolarisés au sein de ce service public pourtant facultatif.

Confrontées à une démultiplication de nouvelles normes depuis 2018 (lois Egalim, AGEC et Climat et résilience), elles s’efforcent d’y répondre et sont engagées dans cette transition vers une alimentation de qualité et durable dans les restaurants scolaires, que ce soit en termes de service de menus végétariens (90%), de réduction du plastique (62 %), et de lutte contre le gaspillage alimentaire (72 %).

L’atteinte des seuils fixés par la loi Egalim de 50 % de produits de qualité et durables, dont 20 % de bio, est plus complexe à mettre en œuvre dans des délais aussi courts et un contexte guère favorable : 18% des communes respectent les deux seuils et 37% celui du bio. 

Les difficultés d’approvisionnement en produits de qualité et durables, identifiées par l’AMF dès le vote de la loi, s’accroissent ces dernières années, qu’il s’agisse du coût des denrées (cité par 56% des répondants), de la diversité ou de quantité dans l’offre de produits durables et bio (40 %) et des contraintes logistiques (38 %).

L’AMF réitère auprès des nouveaux députés européens sa demande de la mise en place d’une mesure dérogatoire et pérenne au niveau européen, dans le cadre d’une « exception alimentaire », afin que les communes puissent recourir plus directement aux producteurs locaux dans leurs marchés publics.

Une meilleure structuration des filières agricoles locales et le maintien de filières bio locales sont également indispensables pour répondre aux besoins des cantines et il convient que les projets alimentaires territoriaux soient davantage soutenus et puissent essaimer sur l’ensemble du territoire national.

Enfin, la nouvelle enquête de l’AMF met en avant le fait que les communes subissent une hausse du coût moyen du repas à 8,49 euros (contre 7,63 euros déclarés en 2020), avec un reste à charge supérieur à 50 % pour 71 % des répondants.

68% des communes ne perçoivent aucune aide financière pour le service de cantine, malgré les nombreuses normes auxquelles elles doivent faire face dans un délai contraint. L’AMF rappelle donc la nécessité d’un meilleur accompagnement à la fois technique et financier de la part de l’Etat auprès des communes afin qu’elles puissent offrir une alimentation saine dans les cantines. Une stabilisation du cadre légal est nécessaire pour permettre aux communes d’agir concrètement en ce sens.

Télécharger l'enquête de l'AMF

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2024-06-18 00:00:00
70d0ca82ba0806a287042e42c0a56e0c <![CDATA[Élections législatives : les points que les maires doivent retenir du « Mémento du candidat »]]>

Élections législatives : les points que les maires doivent retenir du « Mémento du candidat »

vendredi 14 juin 2024


La très attendue instruction du ministère de l’Intérieur sur l’organisation matérielle du scrutin n’est toujours pas parue, bien que de nombreux maires soient confrontés à d’importantes difficultés matérielles pour lesquelles ils ont besoin de réponses urgentes. Mais en attendant, le Mémento du candidat paru avant-hier sur le site du ministère de l’Intérieur donne un certain nombre d’informations qu’il est utile de rappeler. 

Incompatibilités

À moins trois jours de la date limite pour le dépôt des candidatures, il faut par exemple rappeler les règles d’incompatibilité. L’incompatibilité, contrairement à l’inéligibilité, n’empêche pas un candidat de se présenter à l’élection : elle l’oblige, s’il est élu, à « renoncer à l’exercice des fonctions qu’il occupe ou abandonner un ou plusieurs mandats antérieurement acquis ». L’annexe 2 du Mémento (p. 55), rappelle les règles, et en particulier les différents types d’incompatibilité. Premier cas : il n’est pas possible de cumuler le mandat de député avec plus d’une des fonctions suivantes : conseiller régional, départemental, conseiller de Paris, conseiller aux assemblées de Corse, de Guyane et Martinique, conseiller municipal d’une commune de plus de 1000 habitants. Si un élu a deux de ces mandats et qu’il devient député, il doit démissionner de l’un d’entre eux. 

Par ailleurs, il est interdit d’être député et en même temps  maire, maire délégué, adjoint au maire, président et vice-président d’EPCI, de conseil départemental ou régionaln, président et vice-président de syndicat mixte, « y compris les pôles d’équilibre territoriaux et ruraux » (PETR), estime le ministère de l’Intérieur non sans une certaine prudence. Bien qu’il n’y ait pas de jurisprudence sur ce dernier point, le ministère estime que la règle du non-cumul s’applique aux présidents et vice-présidents de PETR, mais s’en remet, en cas de contentieux, à l’appréciation des juges.

Rappelons qu’il n’y a pas le choix sur le mandat qui doit être abandonné : un maire qui devient député ne peut choisir de renoncer à son mandat de député et le transmettre à son suppléant pour rester maire. Il doit démissionner du mandat qu’il occupait « antérieurement ». S’il ne l’a pas fait au bout de trente jours, il sera automatiquement démis de sa fonction. 

Panneaux électoraux

La campagne électorale va commencer dès lundi. Les candidats doivent donc, dès cette date, pouvoir disposer de panneaux électoraux pour y apposer leurs affiches. Une incertitude régnait depuis la parution du décret de convocation des électeurs, mardi dernier : celui-ci indiquait en effet que les préfets publieraient la liste des candidats dans chaque circonscription « au plus tard le deuxième vendredi précédant la date du scrutin », soit le vendredi 21 juin, cinq jours après le début de la campagne électorale !

Le Mémento indique quant à lui que l’arrêté préfectoral sera publié « au plus tard le lundi 17 juin », après tirage au sort de l’ordre des panneaux. Ceci mérite toutefois d'être confirmé. 

Les panneaux sont déjà installés, après les élections européennes, mais l’urgence, pour les communes, est de les nettoyer des affiches précédentes pour qu’ils soient utilisables dès lundi. 

Bulletins de vote déposés en mairie par les candidats

Il est également rappelé que les candidats ou leurs mandataires peuvent distribuer eux-mêmes leurs bulletins de vote en les remettant aux maires « au plus tard la veille du scrutin à midi » ou au président du bureau de vote le jour du scrutin. Le maire ou le président du bureau ne doit pas accepter des bulletins qui ne sont pas conformes au format légal : 105x148 mm (soit un demi A4), au format paysage. 

Mise à disposition de salles et distribution de propagande

Les règles habituelles s’appliquent pour cette campagne : les collectivités ont le droit de mettre des salles à disposition des candidats, même à titre gratuit, mais à condition de respecter très scrupuleusement le principe d’équité. Les conditions doivent être les mêmes pour tous les candidats (tarification, conditions d’utilisation, etc.). 

Il est toutefois interdit d’organiser des réunions électorales la veille du scrutin à partir de zéro heure. Il est également interdit de distribuer des tracts électoraux pendant cette dernière journée.

Par ailleurs, il est rappelé qu’il est interdit à tout agent municipal de « distribuer des bulletins de vote, professions de foi et circulaires des candidats ». 

Communication des élus

Le mémento rappelle que les collectivités territoriales ne sont aucunement tenues de cesser leurs actions de communication à l’approche des élections. Néanmoins, ces actions de communication « ne doivent pas être constitutives d’une propagande électorale directe ou indirecte en faveur de candidats ». 

Idem pour les événements tels qu’inaugurations, cérémonies, fêtes locales. Les discours tenus à ces occasions doivent « avoir un contenu neutre et informatif » pendant la campagne, et ne doivent pas « faire référence à l’élection à venir ». Les bulletins d’information sont soumis aux mêmes règles.

Quant aux sites internet des communes, ils doivent respecter le principe de « neutralité des moyens publics », et ne peuvent donc en aucun cas servir pour la campagne électorale (ce qui serait assimilé au délit de financement d’un candidat par une personne morale). II est y compris interdit de faire figurer sur le site d’une commune un lien vers le site d’un candidat. 

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2024-06-14 00:00:00
9cfe5db52ec297b4edb475fd437b3530 <![CDATA[Élections législatives : si nécessaires, les demandes de changement de lieu d'un bureau de vote doivent être déposées de toute urgence ]]>

Élections législatives : si nécessaires, les demandes de changement de lieu d'un bureau de vote doivent être déposées de toute urgence

jeudi 13 juin 2024


L’AMF en avait alerté le gouvernement dès le lendemain de la dissolution : l’exécutif n’a peut-être « pas pleinement conscience » des difficultés que vont rencontrer les maires pour organiser les élections législatives des 30 juin et 7 juillet, non seulement dans un délai aussi contraint mais, de surcroît, dans une période estivale. 

Depuis, les témoignages se multiplient et confirment les craintes exprimées par l’AMF. De nombreux agents des communes ont prévu des congés début juillet, et seront autant de chaînons indispensables manquant à l’organisation du scrutin. Par ailleurs, dans nombre de communes, des événements étaient prévus de longue date qui vont venir se télescoper avec les jours de scrutin : fêtes patronales, festivals, journée des associations, etc. Avec, à chaque fois, une indisponibilité des salles habituellement dédiées à l’installation des bureaux de vote et des agents communaux qui seront occupés ailleurs. Sans parler de la question des assesseurs, déjà compliquée en temps normal, mais qui le sera plus encore au début de l’été. 

Demande à déposer en urgence pour espérer un arrêté avant dimanche

L’AMF a interrogé le ministère de l’Intérieur sur ces questions, pour tenter de savoir si des dérogations au droit commun seront ouvertes pour ce scrutin. Elle a notamment demandé si des mesures concrètes permettant aux maires de mobiliser leurs agents dans ce cadre contraint sont envisageables, en cas de besoin. Ou encore si les maires pourront, en cas de difficultés extrêmes, faire usage de leur pouvoir de police pour interdire certaines manifestations qui compliqueraient l’organisation du scrutin. Les réponses du ministère de l’Intérieur, sur ces sujets, devraient arriver dans les jours à venir. 

Elle a par ailleurs demandé dans quelle mesure il va être possible pour les maires de changer le lieu habituel des bureaux de vote si nécessaire, c’est-à-dire si les lieux habituels sont indisponibles. Sur cette question, le ministère a répondu à l’association hier soir. 

Et la réponse est positive : oui, à titre exceptionnel, les communes peuvent être amenées à déplacer un bureau de vote. Mais cela sous certaines conditions, assez strictes. 

La première de ces conditions impose aux maires qui souhaitent procéder à un tel changement de le faire de toute urgence. En effet le Code électoral dispose qu’en temps normal, le périmètre des bureaux de vote est fixé par arrêté préfectoral, « notifié au maire avant le 31 août de chaque année » pour entrer en vigueur le 1er janvier suivant (article R40 du Code électoral). Toutefois, exceptionnellement pour ce scrutin, et afin de tenir compte des délais contraints, un changement peut être réalisé avant ces élections. Mais dans ce cas, l’arrêté modifiant les lieux de vote doit être « affiché au plus tard à l’ouverture de la campagne électorale », précise le Code électoral, soit… lundi matin à zéro heure. Les maires qui souhaitent modifier les lieux de vote doivent donc prendre attache avec les préfectures de toute urgence, de façon qu’un arrêté préfectoral puisse être pris d’ici à dimanche. 

Informer les électeurs

Une fois l’arrêté signé et affiché, il restera aux communes à informer par tous moyens les électeurs, afin d’éviter tout contentieux. En effet, en cas de recours contentieux contre le résultat de l’élection, « le juge administratif contrôle que le changement de lieu de vote n'a pas eu pour effet de restreindre l'exercice du droit de vote », rappelle le ministère de l’Intérieur à l’AMF. 

Il est donc impératif de prévenir la population, par exemple via la presse locale, les mails, les réseaux sociaux, un affichage… « Dans l’idéal, précise le ministère, une lettre peut être envoyée à chaque électeur concerné pour l’informer de ce changement ». 

Dernière précision : il faudra impérativement, le jour du scrutin, afficher sur la porte du lieu de vote habituel l’adresse du nouveau lieu. 

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2024-06-13 00:00:00
d9a6450167c18f401d004d1ed5c4d52c <![CDATA[Finances locales : André Laignel prévient de « signaux d'alerte forts » dans un contexte « d'incertitudes » ]]>

Finances locales : André Laignel prévient de « signaux d'alerte forts » dans un contexte « d'incertitudes » 

mercredi 12 juin 2024


Alors que l’année 2023 a laissé apparaître des « signaux d'alerte forts », c’est une « zone de turbulences » emplie « d’incertitudes » qui s’annonce pour l’année 2024. C’est ce que constate le président du Comité des finances locales (CFL) et de l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales (OFGL), André Laignel, à l’occasion de la présentation, hier, de son pré-rapport sur la situation des finances des collectivités en 2023.

Mais, au-delà du bilan financier de l’année passée, c’est le contexte politique du moment qui a fait irruption lors de cette présentation. 

L’année 2024 dans une « zone de turbulences »

Le président du CFL a notamment pointé les « incertitudes » qui menacent la fin de l’année 2024, notamment sur le plan des finances locales. Alors qu’une « grande part des recettes des collectivités est aujourd’hui indexée sur la TVA », André Laignel redoute les éventuelles conséquences du « maelström actuel » : « Si le pays est en panne pendant six mois, je laisse imaginer ce que cela peut donner ».

Bien qu’il n’ait « pas le sentiment qu’il y ait actuellement une baisse rapide des dépenses » en cette année 2024 – contrairement aux recettes qui « vont évoluer moins vite » – , il s’inquiète de la « zone de turbulences » actuelle qui « risque de conduire beaucoup de collectivités à suspendre des investissements », alors que ces dépenses (d'investissement) étaient encore en hausse de 6,7 % en 2023, dont près de 9 % pour le bloc communal. Une hausse, toutefois, due à « 80 % à l’inflation », selon André Laignel qui rappelle que l'ensemble des collectivités sont « obligées» de puiser dans leur trésorerie, celle-ci ayant notamment plongé en 2023 de 27 % et 43 % pour les départements et les régions. « Des pourcentages rarement vus dans les cycles précédents », alerte-t-il.

Situation « contrastée » en 2023

Reste que, pour l’année 2023, le président de l’OFGL a pu observer, dans son pré-rapport, « une situation contrastée » pour les finances locales entre les différentes catégories de collectivités, mais aussi « au sein de chacune des collectivités ».

« Une situation encore impactée par l’inflation et les conséquences des trois ou quatre années de crise que nous avons derrière nous », souligne-t-il. Et malgré une « bonne gestion globale des collectivités », il perçoit des « signaux d’alerte forts ». 

En premier lieu, il pointe la dégradation « considérable » du solde de l’ensemble des administrations publiques locales (Apul), celui-ci étant passé de + 4,8 milliards d’euros en 2022 à - 4 milliards d’euros en 2023, après plusieurs années excédentaires. Un besoin de financement « du même ordre de grandeur que celui connu en 2014 », rappellent d’ailleurs les auteurs du rapport, qui notent que « tous les types de collectivités sont en situation de besoin de financement, faible pour le bloc communal (- 0,2 milliard d’euros) et plus important pour les départements (- 2,1 milliards d’euros) et les régions (- 1,7 milliard d’euros) ».

Epargne brute en hausse pour les communes

Parmi ces « signaux d’alerte », le maire d’Issoudun pointe également la « baisse sensible » (- 9 %) de l’épargne brute (différence entre les recettes et les dépenses de fonctionnement) pour la plupart des collectivités.

Une baisse portée par les régions (- 5,9 %), mais surtout par les départements qui voit la leur « s’écrouler » (- 39,6 %), victimes de la baisse importante des DMTO (-21,8 %). À l’inverse le bloc communal profite d’une hausse de son épargne brute de près de 8 %.

Les communes ont, pour leur part, connu une hausse moyenne de 9 % de leur épargne brute qui s’accompagne de « rythmes nettement différenciés selon la taille de la commune ». Ainsi, « l’épargne brute est en hausse surtout pour les communes moyennes, celles de 10 000 à 20 000 habitants avec + 8,3 % et de 20 à 50 000 habitants avec +12 %. Pour les communes de plus de 100 000 habitants, la croissance de l’épargne brute est de + 23 %, mais hors Paris, elle n’est plus que de + 9,6 % ».

Une tendance qui s’explique par le fait que le rythme de progression des dépenses de fonctionnement des communes a été inférieur (+ 4,9 %) à celui de leurs recettes (+ 5,6 %). 

Des augmentations qui concernent l’ensemble des strates de taille de communes, avec néanmoins « quelques disparités ». Ainsi, « la progression des dépenses de fonctionnement est à peu près similaire pour les strates inférieures à 10 000 habitants (globalement entre + 5,5 % et + 6,5 %), mais est inférieure de près d’un point de pourcentage pour les communes de plus de 10 000 habitants (entre + 4,1 % et + 4,8 %) », observent les auteurs du rapport, qui soulignent que « l’évolution des recettes est plus homogène entre les strates (la plus basse étant toutefois pour les communes de 50 000 à 10 000 habitants avec + 4,3 %) ». 

Dépenses « maîtrisées »

Sur l’ensemble des collectivités, c’est l’inverse : le rythme de progression des dépenses (+ 5,8 %) – dans un contexte de « forte inflation » avec un panier du maire en hausse de 6 % – a été supérieur à celui des recettes (+ 3,3 %).

Des dépenses principalement touchées, selon le président du CFL, par les augmentations de frais de personnels avec l’augmentation du point d’indice pour l’essentiel (+ 4,7 %), d’achats et charges externes (+ 9,6 %) - dont l’essentiel est porté par l’énergie et l’électricité (en progression de plus de 29 %) - et de charges financières liées à la hausse des taux (+ 29,4 %).

« Quand on prend ces trois paramètres, qui s’imposent à nous, ils ne viennent pas démontrer que nous sommes dépensiers », se félicite André Laignel qui assure que « les dépenses de fonctionnement sont maîtrisées contrairement à ce que dit le président de la République qui expliquait récemment que le dérapage des finances publiques, c’était uniquement les collectivités territoriales ».

Consulter le pré-rapport.
 

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2024-06-12 00:00:00
4d4abe423f7e5121591eb3785dfe42c4 <![CDATA[Élections législatives : déjà plusieurs dérogations aux règles habituelles d'organisation du scrutin]]>

Élections législatives : déjà plusieurs dérogations aux règles habituelles d'organisation du scrutin

mardi 11 juin 2024


L’annonce par Emmanuel Macron de la dissolution de l’Assemblée nationale et de l’organisation de nouvelles élections dans trois semaines a pris de court les maires, qui vont devoir, dans des délais extrêmement courts et en période de début de vacances scolaires, organiser un nouveau scrutin à deux tours. 

L’AMF inquiète des difficultés d’organisation

Hier après-midi, l’AMF a publié un communiqué pour alerter l’exécutif sur les difficultés d’organisation du scrutin à venir, estimant que cette « décision soudaine » du président de la République « suscite une réelle inquiétude chez de nombreux maires sur la capacité des communes à organiser ces deux scrutins dans des conditions satisfaisantes ». L’association se demande au passage si l’exécutif a « pleinement conscience » de la charge que cette organisation représente pour les communes. 

L’AMF pose notamment la question des assesseurs, de plus en plus difficiles à trouver « en raison du désengagement massif des candidats et des partis politiques à proposer des bénévoles », ce qui oblige les maires à solliciter « toujours plus les agents des communes ». Pour les élections législatives à venir, ce problème se posera d’autant plus au regard de la date du scrutin (30 juin et 7 juillet), à un moment où débutent les vacances scolaires et où bien des communes seront noyées dans l’organisation des activités touristiques ou des manifestations liées au JOP. 

L’AMF « regrette » donc que ces difficultés n’aient pas été prises en compte, et promet de « faire remonter » les difficultés rencontrées. 

Combien de panneaux ?

Il est probable que le ministère de l’Intérieur va rapidement publier une circulaire pour détailler les modalités pratiques de ces élections – avec, forcément, un certain nombre de dérogations au droit commun, vu les délais. Pour ne prendre qu’un exemple, les règles habituelles fixées par le Code électoral pour les élections législatives disposent que les candidatures doivent être déposées en préfecture « le quatrième vendredi précédant le jour du scrutin ». Ce qui sera, en l’espèce, impossible, puisqu’il reste déjà moins de trois semaines avant le scrutin. 

Le décret de convocation des électeurs paru hier dans la journée répond à un certain nombre de questions. Au lieu de fixer simplement la date du scrutin, comme c’est en général le cas pour ce type de décret, le texte donne un bon nombre de détails sur l’organisation matérielle du scrutin. 

Il est d’abord précisé que chaque tour se tiendra sur deux jours, les samedis 29 juin et 6 juillet pour les outre-mer (Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Polynésie française), et les dimanches 30 juin et 7 juillet sur le reste du territoire. Les horaires sont habituels : 8 h – 18 h, sauf dérogation préfectorale qui peut permettre l’ouverture des bureaux jusqu’à 20 h au plus tard. 

Concernant le dépôt des candidatures, le décret prévoit qu’il pourra se faire entre demain, mercredi 12 juin, et dimanche 16 juin à 18 heures. La campagne électorale sera ouverte le lundi 17 juin à zéro heure, ce qui signifie que les panneaux électoraux devront être installés à cette date. Problème : puisque les candidatures sont reçues jusqu’au dimanche soir, les maires ne sauront pas à l’avance le nombre de candidats qui se présente dans leur circonscription. Il faudra donc ajuster le nombre de panneaux au dernier moment, voire… nettement plus tard. Le décret dispose en effet que la liste des candidats « définitivement enregistrés » pourra être publiée par les préfets jusqu’au vendredi 21 juin. Autrement dit, pendant les quatre premiers jours de campagne, les maires ne sauront pas combien de candidats sont réellement en lice… On ne voit donc pas comment ils pourront faire autrement que de laisser plus de panneaux que nécessaire, en partant du fait que de toute façon, 38 panneaux ont été installés partout pour les européennes. 

Listes électorales

Information importante : le gouvernement ne prévoit pas de rouvrir une période d’inscription sur les listes électorales postérieure à l’annonce de la dissolution, aussi brève fût-elle. L’élection se fera sur la base des listes électorales telles qu’arrêtées le 9 juin, date du décret (sauf les cas dérogatoires habituels : fonctionnaires mutés, militaires démobilisés, etc.).  Les inscriptions intervenues jusqu’à cette date seront prises en compte, mais pas celles qui interviendraient à compter du 10 juin.

En Nouvelle-Calédonie, les élections se tiendront sur la base des listes arrêtées le 29 février 2024. 

Pour ce qui concerne la date de publications par les communes du tableau des inscriptions et radiations intervenues depuis la dernière réunion de la commission électorale, le décret porte une autre dérogation : au lieu « vingtième jour qui précède le scrutin » (ce que fixe le Code électoral), cette publication doit être faite « le 15e jour qui précède le scrutin », soit samedi prochain. 

Procurations

Comme cela a été le cas pour les élections européennes, le gouvernement autorise à titre exceptionnel la demande de procuration entièrement dématérialisée (qui ne figure pas, pour l’instant, dans le Code électoral). Les personnes ayant une carte d’identité au nouveau format et ayant fait certifier leur identité numérique (pour comprendre cette procédure, lire Maire info du 4 mars), pourront faire leur demande de procuration entièrement en ligne, sans devoir passer par un commissariat ou une gendarmerie. 

Dans ce cas, la procuration est générée directement par le ministère de l’Intérieur et porte, en lieu et place du nom de l’autorité qui l’a établie, la mention « France identité ». 

Autre dérogation, concernant les personnes détenues. Normalement, le maire de la commune chef-lieu du département doit transmettre aux chefs d’établissement pénitentiaire de ce département la liste des personnes détenues admis à voter par correspondance le 19e jour précédant le scrutin. Pour cette élection, ce sera le 12e jour précédant le scrutin, soit le mardi 18 juin au plus tard. 

Maire info reviendra sur les conditions matérielles d’organisation du scrutin dès que de nouvelles instructions seront fournies par le ministère de l’Intérieur. 

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2024-06-11 00:00:00
054dc98b329e8837d6429c4840c88268 <![CDATA[L’AMF alerte sur les difficultés d’organisation des scrutins législatifs du 30 juin et 7 juillet]]>

L’AMF alerte sur les difficultés d’organisation des scrutins législatifs du 30 juin et 7 juillet

lundi 10 juin 2024


La décision soudaine du Président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale et de convoquer les électeurs dans un délai inédit dans l’histoire de la République suscite une réelle inquiétude chez de nombreux maires sur la capacité des communes à organiser ces deux scrutins dans des conditions satisfaisantes. L’organisation matérielle des élections représente une charge importante pour les communes, dont l’exécutif ne semble pas avoir pleinement conscience.

En outre, les élections européennes ont déjà montré les difficultés que rencontrent les communes à pourvoir les bureaux de vote en assesseurs en raison du désengagement massif des candidats et des partis politiques à proposer des personnes bénévoles. Ceci conduit à solliciter toujours plus les agents des communes, sur la base du volontariat.

Le calendrier choisi renforce cette difficulté au moment où les communes sont sollicitées par les activités touristiques estivales, l’organisation de nombreuses manifestations liées aux Jeux olympiques et paralympiques et le début des congés scolaires annuels qui pèsent sur les effectifs mobilisables.

Sans méconnaître la légitimité des prérogatives constitutionnelles du Président de la République, l’AMF regrette que, ni les modalités pratiques de mise en œuvre de sa décision, ni la pression qu’elle fait peser sur les communes n’aient été prises en compte.

L’AMF se tiendra naturellement à la disposition des communes pour les accompagner dans l’organisation de ces scrutins et faire remonter toutes les difficultés rencontrées, afin de garantir à nos concitoyens les meilleures conditions d’exercice de leur droit de vote.

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2024-06-10 00:00:00
f7f9aec108283fc34065ced39c301528 <![CDATA[Dissolution : des conséquences en cascade pour les élus]]>

Dissolution : des conséquences en cascade pour les élus

lundi 10 juin 2024


Les maires n’auront même pas à désinstaller les panneaux électoraux – du moins pas la totalité d’entre eux : dès lundi prochain, en effet, une nouvelle campagne électorale commence. 

Calendrier serré pour l’organisation des élections

Le chef de l’État a en effet choisi les délais les plus serrés qui lui étaient permis par la Constitution : celle-ci prévoit en effet qu’en cas de dissolution, les élections ont lieu « entre 20 jours au moins et 40 jours au plus » après celle-ci. Emmanuel Macron, dès lors qu’il avait décidé de dissoudre, n’avait pas le choix : un délai de 40 jours aurait signifié des élections tombant au moment de l’ouverture des JOP, ce qui était naturellement inimaginable. 

Le calendrier est donc le suivant : avec un premier tour le 30 juin et un second le 7 juillet, la nouvelle Assemblée se réunira, comme l’exige la Constitution, « le deuxième jeudi qui suit son élection », soit le 18 juillet, une semaine tout juste avant l’ouverture des Jeux. 

Les textes disposent que la campagne officielle des législatives débute « le deuxième lundi précédent le jour du scrutin » – soit lundi prochain, le 17 juin. Démarrer la campagne officielle lundi prochain impose une période de dépôt des candidatures extrêmement courte : les futurs candidats n’ont que quelques jours pour se décider, élaborer leur matériel électoral et le faire valider par les commissions de propagande, imprimer des dizaines de milliers d’affiches à apposer à partir de lundi prochain, puis procéder à l’impression de millions de professions de foi et de bulletins de vote… Tout ce qui se fait, habituellement, en quelques mois devra se faire en quelques jours. 

On peut s’attendre à ce que des instructions soient données rapidement par le ministère de l’Intérieur, avec peut-être quelques aménagements au droit commun au vu des délais très contraints. Mais en tout état de cause, les maires doivent remettre l’ouvrage sur le métier dès maintenant et, au moins, faire en sorte que les panneau électoraux soient nettoyés et prêts d’ici lundi prochain. 

Gestion des affaires courantes

Une autre conséquence de cette annonce surprise du chef de l’État est l’interruption immédiate des travaux du Parlement. Au moment où le décret de dissolution est signé, expliquent ce matin les constitutionnalistes, la session parlementaire s’arrête et tous les textes en cours sont abandonnés. 

Cela concerne, par exemple, l’important projet de loi sur la « simplification de la vie économique », actuellement en débat au Sénat, et qui comporte de très nombreuses mesures concernant directement les communes (lire Maire info de vendredi). Mais combien d’autres ? L’Assemblée nationale devait examiner dans les semaines à venir, en vrac, le projet de loi sur le logement portant des modifications de la loi SRU, , plusieurs textes sur le statut de l’élu, le texte de Sandrine Rousseau sur l’indemnisation du risque retrait-gonflement des argiles. Quant au Sénat, outre la simplification de la vie économique, il devait se pencher d’ici l’été sur un texte sur le nombre de conseillers municipaux, sur les communes nouvelles, sur l’eau et l’assainissement, sur la souveraineté alimentaire… Signalons aussi l’important texte sur la transformation des bureaux en logements et les locations courte durée, qui était au bord d’aboutir en commission mixte paritaire.

Tous ces textes sont suspendus. Signalons par ailleurs que la dissolution de l’Assemblée nationale rend, de facto, caduque la réforme constitutionnelle concernant le corps électoral en Nouvelle-Calédonie : il sera impossible de convoquer le Congrès à Versailles avant le 1er juillet comme prévu. 

Au-delà des textes qui étaient déjà programmés au Parlement, de nombreux travaux engagés vont probablement s’interrompre. À commencer par les réflexions sur la décentralisation, à la suite des rapports Woerth et Ravignon : le gouvernement avait annoncé que des discussions allaient débuter « dans la deuxième quinzaine de juin » avec les associations d’élus pour réfléchir aux suites de ces rapports. Il paraît peu probable que ces discussions puissent se tenir avec un gouvernement qui ignore s’il sera encore aux commandes deux semaines plus tard. Il en va de même sur les questions budgétaires, alors que normalement cette période est celle de la préparation du projet de loi de finances pour l’an prochain, et que le gouvernement avait engagé des réflexions sur la « participation » des collectivités à la diminution des dépenses publiques. 

En attendant de savoir quelle majorité va gouverner le pays à partir du mois prochain, le gouvernement est condamné à gérer les affaires courantes, tandis que tous les regards seront braqués sur la campagne électorale express qui se prépare. 

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2024-06-10 00:00:00
7bc5f2f1017ea56b1bb2d971a6190dbc <![CDATA[Service public de la petite enfance : l’AMF rappelle l'exigence d'une compensation financière intégrale des dépenses imposées ]]>

Service public de la petite enfance : l’AMF rappelle l'exigence d'une compensation financière intégrale des dépenses imposées

vendredi 7 juin 2024


A six mois de la mise en place du service public de la petite enfance prévu par la loi pour le plein emploi, les communes et intercommunalités ne disposent toujours d’aucune visibilité sur les modalités financières qui seront prévues par le Gouvernement pour compenser les nouvelles missions qu’elles devront mettre en œuvre.

L’AMF tient à rappeler que la loi ne créera pas de déstabilisation de l’offre d’accueil du jeune enfant, puisque les nouvelles missions ne concernent pas la gestion des crèches mais l’accueil et l’information des familles.

Les communes se verront reconnues dans leur rôle de guichet pour les familles afin de recenser leurs besoins et de les accompagner vers les solutions d’accueil disponibles pour leurs jeunes enfants. Pour les plus grandes, il s’agira d’anticiper et de planifier l’offre au regard des besoins d’accueil, ainsi que la réalisation de « relais petite enfance » dans les communes de plus de 10 000 habitants au 1er janvier 2026.

S’agissant du rôle et de la place des intercommunalités, l’AMF rappelle qu’elles peuvent être autorité organisatrice de la petite enfance comme les communes, en fonction des diverses situations et volontés locales, sans aucun risque juridique, et sans que cela n’implique de retour automatique de compétences communautaires aux communes. Il s’agira dans de nombreux cas, d’un simple rappel de ce que fait déjà l’intercommunalité et éventuellement d’une actualisation précisant les compétences de chacun.

Lors des débats parlementaires, l’AMF avait émis un avis favorable au principe d’autorité organisatrice confiée aux communes et à leur groupement, considérant qu’il s’agissait d’une reconnaissance du rôle aujourd’hui joué par le bloc communal en matière de petite enfance.

Néanmoins, elle a posé des prérequis qui ne sont pas levés à ce jour : la résorption de la pénurie de professionnels et la compensation financière intégrale des nouvelles dépenses imposées. L’objectif annoncé de 200 000 places créées est irréaliste en l’état.

Compte tenu des délais très courts pour la mise en œuvre de ce service, l’AMF souligne la nécessité de lever au plus vite les inquiétudes des maires et présidents d‘intercommunalité et de leur donner de la visibilité quant aux moyens financiers affectés à la réalisation de ces nouvelles missions et des garanties sur leur pérennité.

 

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2024-06-07 00:00:00
a01ea2a19962ba65c29833892f0f2bb8 <![CDATA[Maires de France n°413 - Juin 2024 « Personnes âgées. Le casse-tête de l'hébergement »]]>

Maires de France n°413 - Juin 2024 « Personnes âgées. Le casse-tête de l'hébergement »

jeudi 6 juin 2024


Existe-t-il un modèle idéal d'accueil pour les seniors et comment le financer ? Réponse dans notre enquête du numéro de juin de Maires de France. Également dans ce numéro : comment structurer la médiation sociale et comment pallier l'absence temporaire du maire. Retrouvez, en accès libre ce mois-ci, un article pour prévenir l'escroquerie aux faux ordres de virement. Lire notre sommaire.

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2024-06-06 00:00:00
99fbae8818b0e4199eddab733d8e1b15 <![CDATA[Les 2 200 communes qui devaient sortir du dispositif ZRR n'en sortiront pas]]>

Les 2 200 communes qui devaient sortir du dispositif ZRR n'en sortiront pas

mercredi 5 juin 2024


Adieu ZRR, bonjour FRR ! Au 30 juin prochain, le dispositif des zones de revitalisation rurales s’éteindra définitivement, après de multiples prorogations, laissant la place aux communes classées France ruralités revitalisation. Si le dispositif, basé sur des exonérations fiscales et sociales, reste sensiblement le même, les critères de classement ont changé, ce qui induit qu’environ 2 000 communes sortent du dispositif et qu’à peu près autant y entrent, soit un total de 17 717 FRR. Mais coup de théâtre, hier : le Premier ministre a annoncé que cela ne changerait rien pour les communes sortantes. 

Le nouveau dispositif

Rappelons que c’est la loi de finances pour 2024 qui a fixé les nouvelles règles. La première mouture présentée par le gouvernement était plus restrictive que le dispositif ZRR, et aurait « sorti » plusieurs milliers de communes. C’est le Sénat, au cours de l’examen du texte, qui a élargi le dispositif (lire Maire info du 1er décembre 2023), aboutissant à un nombre de FRR peu ou prou similaire à celui des ex-ZRR. 

Le nouveau système s’appuie sur deux niveaux : les FRR « socle » et les FRR+. Après les modifications apportées par le Sénat, les FRR socle sont les communes appartenant à un EPCI dont la densité de population est « inférieure ou égale à la densité médiane nationale des EPCI à fiscalité propre métropolitains » ; et dont le revenu disponible médian par unité de consommation est « inférieur ou égal à la médiane des revenus médians des bassins de vie de France métropolitaine ». 

Par ailleurs, dans certains départements, toutes les communes sont classées d’office : il s’agit des départements dont la densité de population est inférieure à 33 hab/km², et dont le revenu médian par unité de consommation est inférieur « à la médiane des revenus médians disponibles par unité de consommation par département ». 

Enfin, les communes confrontées à des « difficultés particulières » depuis au moins 10 ans, sont classées ZRR+, avec des droits supplémentaires. 

Des critères particuliers ont été définis pour les zones de montagne, pour éviter la sortie brutale du dispositif de plus de 1 000 de ces communes. 

Rappelons que le classement en FRR permet d’exonérer les entreprises qui s’y implantent d’impôt sur les bénéfices, de CFE et TFPB. Ces deux dernières taxes relevant des communes, celles-ci auront jusqu’au 1er octobre (trois mois après l’entrée en vigueur du zonage) pour délibérer à ce sujet. Les professions libérales sont éligibles à ces exonérations – les professionnels de santé, par exemple. 

Par ailleurs, les communes classées disposent de nombreux autres avantages : majoration de DGF avec une bonification de 30 % de la fraction bourg-centre et de 20 % de la fraction péréquation de la dotation de solidarité rurale, facilitation d'ouverture d'officines, bonification de la dotation France Services, majoration de dotation au titre de la péréquation postale, exemption du supplément de loyer de solidarité…

Les communes sortantes… ne sortent plus

Après application des nouveaux critères, quelque 2 200 communes devaient sortir du dispositif, provoquant de vives inquiétudes chez les élus. Le Premier ministre, le 15 mai, interrogé par les parlementaires, avait annoncé qu’il rendrait rapidement une décision à ce sujet. Cela a été fait hier, à l’occasion des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Se voulant fidèle à sa « méthode » consistant à « reconnaître que nous pouvons parfois prendre des décisions erronées » et, dans ce cas, « à revenir en arrière », Gabriel Attal a annoncé : « J’ai décidé de maintenir dans le dispositif des ZRR les 2 200 communes qui devaient en sortir en application de la réforme. » Cette décision « s’applique dès à présent » et sera traduite dans le projet de loi de finances pour 2025. « Aucune commune, aucun commerce, aucun professionnel ne cessera de bénéficier des exonérations au 1er juillet », a poursuivi le Premier ministre. « Grâce à cette décision, le dispositif concernera 2 200 communes de plus qu’avant la réforme. Il n’y aura aucune commune perdante ; il n’y aura que des communes gagnantes ».

Il reste néanmoins des interrogations sur le caractère pérenne de cette décision : les 2 200 communes resteront-elles définitivement dans le dispositif, ou sont-elles destinées à en sortir de façon progressive ? Le Premier ministre ne l'a pas clairement dit hier. Mais le cabinet de Dominique Faure indique ce matin à Maire info que cette réintégration serait « définitive ».

Les maires concernés ne pourront que se féliciter de cette annonce, même si le calendrier interroge quelque peu, à quatre jours des élections européennes. Au final, la liste diffusée hier par le gouvernement des communes classées en FRR est déjà obsolète, à peine publiée, puisqu’il faut ajouter aux 17 717 communes de cette liste les 2 200 vraies-fausses sortantes. Soit, au final, presque 20 000 communes qui seront classées. 

Plus de 99 % de communes classées dans 14 départements

À partir des données diffusées hier par le gouvernement (en particulier une liste des communes zonées FRR), Maire info a pu calculer que ce sont au final 14 départements dont les communes sont classées d’office.

Dans ces 14 départements, le taux de communes FRR oscille entre 99,4 % et 100 %. Parmi ces départements, on trouve notamment des zones de montagne (Alpes-de-Haute-Provence, Ariège, Aveyron, Cantal…). À l’inverse, 12 départements ne comprennent aucune commune classée, dont au moins un département de montagne, la Haute-Savoie (1). Le Haut-Rhin est quasiment dans la même situation, avec une seule commune classée sur 366. Le Nord et le Bas-Rhin ont moins de 2 % de leurs communes classées. 

La moitié des départements (51 %) ont plus de la moitié de leurs communes classées en FRR, et 24 d’entre eux en comptent plus de 80 %. 

Il reste maintenant à attendre le projet de loi de finances pour 2025 pour confirmer que la promesse de conserver les 2 200 communes sortantes dans le dispositif sera tenue, et connaître le coût – et la durée – de cette bonne nouvelle inattendue. Mais les annonces d'hier ne feront pas que des heureux : un certain nombre de communes vont rester au bord du chemin, du fait des critères de densité de population mal calibrés pour certains cas, et qu'il a été un moment question de réviser. Cela n'a finalement pas été le cas. 

(1)    Les autres sont Paris, les Yvelines, le Territoire de Belfort, l’Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, le Val-d’Oise, la Guadeloupe, la Martinique et Mayotte. 

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2024-06-05 00:00:00
20dd4cde4ef566b0b6756dbbcb6cebc9 <![CDATA[Palmarès 2024 du concours "les rubans du Patrimoine" ]]>

Palmarès 2024 du concours "les rubans du Patrimoine"

mercredi 5 juin 2024


Les lauréats ont été désignés pour la 30ème édition du concours « les rubans du Patrimoine ».

Ce concours, organisé en partenariat avec l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité, la Fédération Française du Bâtiment, la Fondation du patrimoine, la Fédération nationale des Caisses d'Epargne et le Groupement français des entreprises de restauration de Monuments Historiques, récompense des communes et des intercommunalités ayant réalisé des opérations de restauration ou de mise en valeur de leur patrimoine bâti.

Les jurys régionaux et le jury national ont pris en compte les critères suivants : intérêt et valeur du patrimoine considéré, cohérence esthétique et architecturale, matériaux et organisation du chantier, qualité de la mise en œuvre, retombées de ces opérations d’un point de vue social, économique, culturel, environnemental et touristique, audace de l’opération et mobilisation populaire.
 

PRIX NATIONAUX

Le jury national a étudié les 19 dossiers proposés par les jurys régionaux, parmi les 99 dossiers éligibles reçus cette année.

5 prix nationaux ont été attribués :

Prix national au titre des communes et structures intercommunales de moins de 3500 habitants
Merville-Franceville Plage (14)
pour la restauration de la Redoute de Merville

Prix national au titre des communes et structures intercommunales entre 3500 et 20000 habitants
Charly (69)
pour la restauration d'une serre et d'une orangerie au sein du Domaine Melchior Philibert

Prix national au titre des communes et structures intercommunales de plus de 20000 habitants
Boulogne-sur-Mer (62)
pour la restauration du dôme et des fresques de la basilique Notre-Dame

Prix spécial du jury
Arques (62)
pour la restauration de l'ascenseur à bateaux des Fontinettes

Prix spécial "dynamisme territorial"
Dives-sur-Mer (14)
pour la réhabilitation du beffroi de l'ancienne usine métallurgique

La cérémonie de remise des prix nationaux aura lieu le 22 octobre au siège de la FNCE à Paris.

 

PRIX REGIONAUX

14 prix régionaux ont également été attribués aux communes dont les dossiers ont été sélectionnés par les jurys régionaux pour concourir au niveau national.

 

PRIX DEPARTEMENTAUX

35 prix départementaux ont été décernés cette année par les jurys régionaux.

Les remises de prix régionaux et départementaux seront organisées localement par les représentants des cinq partenaires au cours du dernier semestre 2024.

Pour découvrir le palmarès complet et en images : www.rubansdupatrimoine.ffbatiment.fr

 

 

 

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2024-06-05 00:00:00
e0054c962f184b100dff364a2e32fac0 <![CDATA[Prévention des feux de forêts : protégeons-nous et protégeons nos proches en ayant les bons réflexes !]]>

Prévention des feux de forêts : protégeons-nous et protégeons nos proches en ayant les bons réflexes !

mercredi 5 juin 2024


Le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, le ministère de l’Intérieur et le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire lancent la nouvelle édition de la campagne de sensibilisation et de prévention du risque d’incendie « Prévention des feux de forêt et de végétation ».

Elle vise à sensibiliser tous les citoyens, ainsi que les touristes, sur les bons réflexes à adopter pour éviter de déclencher des incendies de forêt et de végétation, et pour s’en protéger.

La prévention du risque incendie de forêt et végétation passe avant tout par des comportements responsables.

Bien que les acteurs de tous les territoires soient très impliqués et mènent des actions de prévention récurrentes, certains conseils et bons réflexes méritent encore et toujours d’être diffusés et rappelés.

Pour l’été 2024, le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires lance une nouvelle campagne grand public basée sur un concept émotionnel, interpellant et bienveillant visant à responsabiliser l’individu sur les imprudences pouvant générer de graves conséquences.

L’objectif de cette campagne est de diffuser et faire connaître les bons réflexes à adopter face au risque de feu tant pour veiller à ne pas en être la cause que pour s’en protéger.

Elle vise ainsi trois enjaux principaux :
• la sensibilisation des publics sur les feux de forêt et de végétation
• la protection des espaces naturels et des zones habitées
• le développement d’une culture du risque auprès du grand public

Les feux de forêt ne sont pas une fatalité. Ayons les bons réflexes !

Les conditions météorologiques sont de plus en plus propices au feu, mais 9 feux sur 10 pourraient être évités grâce à une plus grande vigilance et à l’adoption de quelques gestes simples :
• Vous êtes fumeur ? Jetez vos mégots dans des cendriers. Si vous fumez dans votre voiture, soyez vigilant concernant les cendres incandescentes qui peuvent partir depuis une fenêtre ouverte.
• Vous coupez de la végétation dans votre jardin ? Mettez vos déchets verts à la déchèterie au lieu de les brûler chez vous.
• Vous aimez les feux d’artifice ? Laissez les professionnels les organiser pour le plaisir de tous.
• Vous organisez un barbecue ? Faites-le chez-vous ou dans un espace dédié, sur une terrasse, plutôt qu’en pleine nature et loin des broussailles qui peuvent flamber. • Vous bricolez en plein air ? Pensez à débroussailler votre jardin. Travaillez loin des espaces sensibles afin de les protéger des étincelles et prévoyez un extincteur pour éteindre le feu immédiatement.
• Vous stockez du bois ou du gaz en extérieur ? Éloignez les des murs de votre maison et si possible mettez-les dans un abri.

Ayons les bons réflexes : ainsi les feux de forêt et de végétation pourront être évités toute l’année.

Télécharger le kit de communication

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2024-06-05 00:00:00
3039a72740ccf74a6c840aacbef79b0b <![CDATA[Participez aux 6èmes Assises nationales du logement et de la ville, le 25 juin]]>

Participez aux 6èmes Assises nationales du logement et de la ville, le 25 juin

mercredi 5 juin 2024


Le rendez-vous des acteurs de l’habitat et de l’immobilier revient le 25 juin prochain, à la Cité Universitaire Internationale de Paris.

Lieu d'informations, d'échanges et de rencontres business, les Assises du Logement et de la ville sont l'occasion, pour les 1500 décideurs publics et privés du cadre de vie attendus (élus, collectivités, promoteurs, constructeurs, bailleurs, architectes, institutionnels, etc.), de faire le point sur l'actualité de la filière, de découvrir les solutions et services innovants au service du logement et de la ville, ainsi que les start-up qui comptent, tout en se nourrissant du partage d’expériences.
 

Quatre thématiques seront abordées tout au long de la journée autour de grands cycles :

  • Agir pour des territoires dynamiques, résilients, inclusifs, sobres et durables
  • Enjeux de territoires : dynamisme, sobriété et résilience, l’équation d’avenir
  • Agir pour un marché immobilier efficient
  • Agir pour des investissements efficaces, engagés et durables

 

« POLITIQUE DU LOGEMENT ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE »
Espace Adenauer

Agir pour des territoires dynamiques, résilients, inclusifs, sobres et durables
Agir ensemble pour le logement et la ville : quelle demande pour quel choc d’offre ? Loi décentralisation, mesures de simplification : actualités et enjeux
Promoteurs immobiliers : quelle place dans la ville et l’habitat de demain ? Actualités et perspectives
Foncier, ZAN : la relance par la dérogation ? Les OIN/Territoires engagés pour le logement : un accélérateur ? Quelles solutions plus pérennes ?

Enjeux de territoires : dynamisme, sobriété et résilience, l’équation d’avenir
Enjeux de territoires : adaptation des territoires aux nouveaux enjeux, sociétaux économiques et environnementaux
Les 20 ans de l’ANRU : quel avenir pour le renouvellement urbain ?

 

« UN LOGEMENT DE QUALITE POUR TOUS»
Salon Honnorat

Agir pour un marché immobilier efficient
Rénovation énergétique : réforme du DPE, MaPrime Rénov’ : où en sommes-nous ? Qu’attendre des dernières évolutions des dispositifs ?
Comment refaire du crédit immobilier un levier de production de logement ? Quels freins, quelles perspectives ?
Un choc d’offres aura-t-il un impact sur les prix ?
Comment lever les freins sur le marché locatif ?

Agir pour des investissements efficaces, engagés et durables
Paroles d’investisseurs – Étudiants et séniors : résidences, coliving, etc. les nouveaux modèles de résidence gérée, un investissement d’avenir ?
 

S'inscrire à la nouvelle édition des Assises du logement et de la ville - Inscriptions gratuites avec le code AMFADL

 

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2024-06-05 00:00:00
4f10de210e8a97dc7da37f6148508ac1 <![CDATA[Une foire aux questions à destination des agents et employeurs territoriaux sur l’accord du 11 juillet 2023 sur la protection sociale complémentaire ]]>

Une foire aux questions à destination des agents et employeurs territoriaux sur l’accord du 11 juillet 2023 sur la protection sociale complémentaire

mardi 4 juin 2024


Après la conclusion historique d’un accord portant sur la protection sociale complémentaire (PSC) des agents territoriaux, le 11 juillet 2023, et dans l’attente de sa transposition législative et réglementaire, ses signataires ont souhaité mettre à disposition, aussi bien des agents que des employeurs, une foire aux questions (FAQ) afin de les éclairer sur les termes du protocole.

Cette FAQ, co-écrite entre les parties prenantes de l’accord, vise à répondre aux questions que tout agent et employeur sont susceptibles de se poser à ce stade. Elle sera actualisée et enrichie au gré de la réforme et des interrogations qu’elle peut susciter.

Cette FAQ a vocation, sans méconnaître les difficultés suscitées par les retards pris dans la transposition de l’accord, et forte de l’engagement du Gouvernement à le transposer, à apporter un appui à sa mise en œuvre dès à présent et à permettre ainsi à chacun localement de se saisir par le dialogue social des avancées que la loi viendra dans tous les cas consacrer.

Cette FAQ, qui sera mise en ligne et accessible sur le site internet de chacune des organisations signataires, donnera des repères afin de permettre une anticipation des termes de l’accord et son application sans devoir attendre les futures échéances légales.

 

Ce que prévoit l’accord du 11 juillet 2023

Le 11 juillet 2023, le premier protocole national entre les associations d’employeurs et les organisations syndicales représentatives à l’échelle du versant territorial de la fonction publique a été signé. Cet accord porte sur la mise en œuvre de la protection sociale complémentaire des 1,9 million d’agents territoriaux et concerne l’ensemble des 40 000 employeurs du versant.

Dans un contexte d’allongement des carrières et compte tenu des spécificités des métiers de la fonction publique territoriale, marqués par la pénibilité et l’usure professionnelle, les organisations syndicales et les représentants des employeurs, membres de la Coordination des employeurs territoriaux, ont souhaité renforcer la protection sociale des agents face aux risques de la vie et en particulier en matière de prévoyance.

Le protocole signé introduit de nouveaux droits en matière de prévoyance. Il garantit aux agents en situation de maladie ou d’invalidité le maintien de 90 % de leur rémunération nette. Cette couverture interviendra dans le cadre de contrats collectifs à adhésion obligatoire dont la cotisation sera partagée entre l’agent et la collectivité, avec une part minimale de 50 % pour cette dernière.

A la conclusion de cet accord, ses signataires appelaient l’ensemble des parties prenantes à relever le défi de sa mise en œuvre, à tous les niveaux.

Il convient de rappeler à cette occasion que les échéances de transposition et de mise en œuvre de cet accord, quelles qu’elle soient, n’affectent aucunement les échéances prévues par l’ordonnance du 17 février 2021 s’agissant de l’obligation de participation des employeurs à la protection sociale complémentaire des agents, à savoir le 1 er janvier 2025 concernant la prévoyance et 1 er janvier 2026 concernant la santé.

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2024-06-04 00:00:00
63e9274c3a8aeec2906f656bcd9919bb <![CDATA[Article 17 Projet de loi de simplification de la vie économique : Face à des acteurs dominants dans le déploiement des infrastructures de téléphonie mobile, il est nécessaire de rééquilibrer les relations contractuelles avec les maires ]]>

Article 17 Projet de loi de simplification de la vie économique : Face à des acteurs dominants dans le déploiement des infrastructures de téléphonie mobile, il est nécessaire de rééquilibrer les relations contractuelles avec les maires

lundi 3 juin 2024


A l’occasion de la discussion parlementaire sur le projet de loi de simplification de la vie économique, l’AMF émet un avis défavorable sur l’ensemble de l’article 17 proposé par le gouvernent concernant le droit de retrait d’une décision d’urbanisme entachée d’illégalité ainsi que les contrats et les baux télécoms.

S’agissant du pouvoir du maire de retirer une décision d’urbanisme entachée d’illégalité, l’AMF se félicite que les dispositions I à III de cet article aient été retirées par le Sénat.

S’agissant des contrats et des baux télécoms, cet article conforte la continuité de service mais limite aussi les conditions d’exercice de la concurrence dans un secteur dominé par quelques structures. Il est indispensable que les communes soient garanties et protégées dans leurs relations avec des acteurs économiques plus importants qu’elles.

En outre, à ce stade, l’AMF n’est pas favorable à cet article dans la mesure où il est incomplet pour s’assurer de la bonne information du maire lors de l’installation d’une station radioélectrique.

L’AMF a proposé qu’une attestation mentionnant la date de la transmission du dossier d’information au maire ou au président d’intercommunalité soit jointe au dossier de permis de construire ou à la déclaration préalable. Il s’agit de s’assurer que le dossier d’information a bien été transmis au maire ou au président d’EPCI un mois avant le dépôt de la demande d’autorisation d’urbanisme.

Cette demande vise ainsi à simplifier la vérification de la transmission effective du dossier d’information au maire par les opérateurs de téléphonie mobile. Cette vérification s’avère d’autant plus nécessaire que le respect des délais entre le dépôt du dossier d’information et celui de la demande d’autorisation d’urbanisme déposée par l’opérateur d’infrastructure d’accueil de téléphonie mobile (« TowerCo ») n’est, aujourd’hui, pas toujours respecté.

Enfin, l’AMF constate que l’arrivée des « TowerCo » bouleverse les relations contractuelles entre ces acteurs et les maires dans leur relation foncière, en particulier dans la fixation des loyers encore trop souvent sous-évalués. 

Dans cette perspective, il serait souhaitable que la discussion parlementaire permette l’adoption d’une disposition sur la transparence des loyers versés aux communes, prévoyant notamment des modalités objectives dans leur fixation et un montant conforme à la valorisation du patrimoine des collectivités.

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2024-06-03 00:00:00
c16ff7580f9bf8085fa25dbafbc8c83a <![CDATA[“Pour la beauté du geste” : Gestes Propres déploie un dispositif de sensibilisation national avant, pendant et après les jeux]]>

“Pour la beauté du geste” : Gestes Propres déploie un dispositif de sensibilisation national avant, pendant et après les jeux

lundi 3 juin 2024


La tenue des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 représente un immense enjeu pour toutes les villes qui vivront au rythme des festivités. Avec plus de 15 millions de personnes attendues, le défi des déchets abandonnés est de taille. Dans ce contexte et avec l’ambition d’apporter son soutien dans le maintien d’espaces publics propres pour tous, l’association Gestes Propres déploie un dispositif de sensibilisation au niveau national déclinable en local par les villes grâce à un kit de communication. Il sera amené à devenir un programme pérenne pour de futurs événements sportifs.

La lutte contre les déchets abandonnés pendant les JOP 2024, un défi majeur Comme tout évènement sportif de grande ampleur, les JOP 2024 soulèvent un risque de déchets abandonnés dans l’espace public accru. Les villes hôtes ainsi que l’ensemble des villes qui vivront au rythme de cet évènement mondial accueilleront plus de 15 millions de visiteurs dans l’espace public. En matière de propreté, le défi est donc de taille à plusieurs égards. Les déchets abandonnés en ville constituent une atteinte au bien-vivre ensemble, et sont bien sûr dommageables en termes de pollution et d’image. Dans le cadre d’un événement sportif de grande ampleur, la sensibilisation aux gestes propres est, sur tout le territoire, une priorité.

Un projet collectif amené à grandir au-delà des Jeux grâce au dispositif de sensibilisation déployable par toutes les villes
Chacun a un rôle à jouer en matière de pollution des espaces urbains et naturels. Dans cette optique, Gestes Propres a conçu la campagne de sensibilisation nationale « Pour la beauté du geste » avec l’agence bearideas. Grâce à un esthétisme prononcé, la campagne met en regard gestes sportifs et gestes propres avec l’idée que rien ne doit être laissé au hasard. Quelle que soit la discipline, sportive ou citoyenne, tout est dans la concentration, la précision et la répétition ! Pour illustrer cette philosophie, la campagne met en scène trois disciplines phares (le basket, la gymnastique et l’athlétisme) et trois déchets régulièrement retrouvés dans l’espace public (les bouteilles de verre, les canettes et les mégots). Le dispositif national de la campagne #PourLaBeautéDuGeste compte trois volets : affichage, digital et radio. Il a été imaginé pour être déclinable et utilisable sur le terrain par les acteurs qui seront des points de contact avec les visiteurs et les usagers. Grâce à un kit clé en main, les outils de sensibilisation sont disponibles en open source pour les villes et les acteurs territoriaux qui souhaitent rejoindre le mouvement, tels que les hébergeurs ou les commerçants.

Un écosystème de partenaires engagés pendant toute la durée du dispositif
Pour déployer ce dispositif, Gestes Propres mise une nouvelle fois sur un important collectif de partenaires et compte parmi ses soutiens Citeo, Alcome (sous la marque « Mon Mégot Où Il Faut »), l’Association des Maires de France ainsi que le ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires. Le dispositif s’appuie également sur un partenariat avec l’Union de la Publicité Extérieure (UPE) ainsi qu’avec les ambassadeurs de l’association tels que Ludo l’éboueur parisien et l’explorateur Rémi Camus, un explorateur de l’extrême, engagé dans la sensibilisation environnementale.

Vous êtes motivés à rejoindre le collectif pour lutter contre les déchets abandonnés ? Gestes Propres vous attend pour unir toutes les énergies volontaires avant, pendant et après les jeux !

Télécharger le kit complet de la campagne

 

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2024-06-03 00:00:00
79fde77d890188648399685b3d8f8fe0 <![CDATA[Rapport Woerth : pas de confiance sans liberté]]>

Rapport Woerth : pas de confiance sans liberté

vendredi 31 mai 2024


Le rapport d’Éric Woerth s’ouvre sur le constat que « la confiance entre l’Etat et les collectivités territoriales doit être rétablie ». Quelques jours à peine après la mise en cause, par le Président de la République et le rapporteur général du budget de l’Assemblée nationale, de la gestion financière des collectivités, cette recommandation apparaît particulièrement pertinente.

Pour l’AMF, retrouver la confiance, c’est respecter le principe de la libre administration, ou, comme l’écrit Éric Woerth, respecter « l’autonomie de décision », rejoignant ainsi le constat de Boris Ravignon sur l’intervention excessive de l’Etat dans le fonctionnement des collectivités.

Retrouver la confiance, c’est exclure la tutelle sous toutes ses formes.

L’AMF salue le travail considérable et la qualité d’écoute d'Eric Woerth. Il formule un ensemble de propositions très diverses, mais d’inégale portée, qui, de ce fait, ne répondent pas vraiment à l’objectif qu’il a fixé lui-même de « donner une vision ambitieuse de la décentralisation ».

Parmi les recommandations importantes, plusieurs rejoignent les propositions de l’AMF. Éric Woerth rappelle à juste titre la normalité de la France en nombre de catégories de collectivités, redonne à l’intercommunalité sa vocation de principe d’être au service des communes dans une organisation respectant la subsidiarité et encourage les communes à se renforcer en s’unissant au sein des communes nouvelles. Le rapport préconise aussi fortement une nouvelle répartition du pouvoir règlementaire, au profit des collectivités.

Mais certains enjeux essentiels ne sont pas traités en profondeur et l’ambition décentralisatrice n’est donc pas au rendez-vous.

C’est particulièrement le cas en matière de finances locales. La proposition de nouvelle « gouvernance partagée » des finances locales est un leurre qui prolonge en réalité le mouvement en cours de recentralisation des moyens et des décisions. Il s’agit de supprimer les organes représentatifs des collectivités au profit d’un dispositif entièrement dominé par l’Etat.

La volonté de donner à la nouvelle instance de gouvernance des finances locales la mission de contrôler les ressources et les dépenses des collectivités en fait un puissant instrument de centralisation.

L’AMF exprime son profond désaccord sur cette vision une fois de plus recentralisatrice de l’organisation des finances locales.

De même, le rapport regrette que le Conseil Constitutionnel ait jusqu’alors refusé que les « collectivités chefs de file » puissent déterminer les modalités d’action des autres collectivités, et propose une révision de la Constitution pour rendre possible ce qui constituera une véritable tutelle d’une collectivité sur les autres.

La recentralisation régionale ou départementale n’est pas une perspective acceptable pour les communes, pas plus que la concentration sur une seule catégorie de collectivités de compétences jusqu’à lors partagées, particulièrement la compétence Tourisme ou celle des SDIS.

L’esprit de confiance que prône le rapport n’est pas non plus au rendez-vous lorsqu’il est proposé la création d’un véritable « délit de carence » opposable à une collectivité que le Préfet pourrait contraindre à prendre des mesures de gestion qui relèvent de sa seule compétence.

Enfin, la suspicion que jette le rapport sur les conditions de gestion des personnels de la FPT par les collectivités doivent conduire à une approche très prudente des propositions de transfert de responsabilités aux collectivités en matière de fonction publique.

Sur les enjeux essentiels de la libre administration, la convergence de certaines propositions avec les positions portées par les grandes administrations de l’Etat n’est pas de nature à rétablir cette confiance que le rapport appelle de ses vœux et place la concertation qui devrait s’ouvrir dans une perspective de prudence et de réalisme.

Après beaucoup de grandes concertations qui sont restées lettre morte comme le Grand Débat ou le CNR, le Président de la République a annoncé un nouveau cycle d’échanges sur la base de ce rapport. Il est sans doute préférable que ceux-ci portent sur des sujets précis qui fassent l’objet d’un examen au cas par cas, plutôt que débattre à l’infini sur les grands principes que l’Etat quoi qu’il en soit n’aborde que de façon centralisatrice.

L’AMF y participera en ayant à cœur de faire respecter la libre administration des collectivités. Avec l’espoir donc de retrouver la confiance.

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2024-05-31 00:00:00
d9d60b7a1937e200df7852bf20ea210d <![CDATA[Tous unis par le don Journée mondiale du don du sang, le 14 juin ]]>

Tous unis par le don Journée mondiale du don du sang, le 14 juin

vendredi 31 mai 2024


Chaque année, le 14 juin, les pays du monde entier célèbrent la Journée mondiale du donneur de sang. La manifestation permet de remercier les donneurs de sang volontaires, bénévoles, du geste qu’ils font en donnant leur sang, et de sensibiliser l’opinion à la nécessité de dons de sang réguliers pour assurer la qualité, la sécurité et la disponibilité de sang et de produits sanguins pour les patients qui en ont besoin. 

A l’approche des grandes vacances, c’est le moment idéal pour se mobiliser et tenter de convaincre son entourage de découvrir ce geste simple et convivial qu’est le don de sang. Durant tout le mois de juin, partout dans l’Hexagone et dans les DROM des collectes évènementielles seront organisées.

Les transfusions de sang et de produits sanguins contribuent à sauver des millions de vies chaque année.

Elles peuvent aider à prolonger la vie de patients souffrant de maladies mortelles et à améliorer leur qualité de vie, et sont utilisées lors d’actes médicaux et chirurgicaux complexes.

Elles jouent aussi un rôle essentiel et vital dans les soins et lors des interventions d’urgence en cas de catastrophes d’origine humaine ou naturelle.

Les dons réguliers par des donneurs volontaires non rémunérés sont le seul moyen de garantir un approvisionnement suffisant en sang. Toutefois, dans de nombreux pays, les services de transfusion sanguine sont confrontés à la difficulté de trouver suffisamment de sang tout en en assurant la qualité et la sécurité.

Grâce à l’implication des milliers de donneurs, 1 million de malades sont soignés chaque année. 

C’est en étant tous unis pour le don de sang que nous créons ensemble une formidable chaine de solidarité. 

En juin, à l’occasion de la journée mondiale des donneurs de sang, l'Etablissement français du sang lance ce mot d’ordre « Tous unis par le don ».

Une belle invitation à se mobiliser en plus grand nombre pour découvrir tous les bienfaits de ce geste de solidarité au-delà de contribuer à sauver des vies tous les jours !

Pour savoir où donner rendez-vous sur dondesang.efs.sante.fr

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2024-05-31 00:00:00
7b85277ad0a91a4b738f853380f9f6f2 <![CDATA[La politique de suppression des recettes locales menée depuis 2017 conduit à l’accroissement du déficit de l’Etat et à la réduction de la capacité d’agir du bloc local]]>

La politique de suppression des recettes locales menée depuis 2017 conduit à l’accroissement du déficit de l’Etat et à la réduction de la capacité d’agir du bloc local

mercredi 29 mai 2024


Une note de Jean-René CAZENEUVE, rapporteur général du Budget de l’Assemblée nationale vante les effets supposément positifs de la « suppression » des ressources locales sur le pouvoir d’achat, et sur la situation financière des collectivités locales.

L’AMF rappelle tout d’abord que parler de « suppression d’impôts » est un abus de langage. En effet, le poids des ressources locales dites supprimées, et partiellement compensées aux collectivités, est désormais supporté par le budget de l’Etat, et donc nationalisées. Local ou national, il n’y a qu’un seul contribuable, et cette charge repose toujours sur les citoyens. Pour preuve, le taux des prélèvements obligatoires en France est le plus élevé d’Europe.

L’AMF constate aussi que la suppression des impôts locaux nourrit le déficit de l’Etat. La politique de nationalisation d’impôts locaux, taxe d’habitation et CVAE, auxquelles s’ajoute la moitié de la CFE et de la TFPB pour les établissements industriels, ont coûté 53 Md€ au budget de l’Etat, financés par de la dette. La dette de la France atteint ainsi 110,6% du PIB en 2023, contre 98,5 % du PIB en 2017 : c’est essentiellement la dette de l’Etat qui augmente, passant de 76,9% du PIB en 2017 au niveau inédit de 89,7 % PIB en 2023. Cette politique sera donc supportée par les contribuables futurs chargés de rembourser cette dette et ses intérêts.

L’AMF signale que l’objectif de soutien au pouvoir d’achat est loin d’être atteint. Les prélèvements obligatoires à 43,5% du PIB restent parmi les plus élevés d’Europe. En outre, contrairement à ce qui est avancé par le député CAZENEUVE, la suppression de la TH n’a pas eu d’effet redistributif.

L’AMF rappelle en effet que plus de 40% des ménages, les plus modestes, ne payaient pas ou peu de taxe d’habitation. De même, la suppression de la CVAE devait améliorer la compétitivité des entreprises. Pourtant en 2024, les prévisions de croissance à 1% restent faibles en plus d’être jugées trop optimistes.

L’AMF réfute l’affirmation d’un maintien du pouvoir de taux et regrette que la note de Jean-René CAZENEUVE omette de préciser que la concentration des deux tiers de la fiscalité locale sur les propriétaires réduit d’autant les marges de manœuvre des élus du bloc communal. Concernant la TEOM citée dans cette note, l’AMF rappelle que cette ressource n’est pas libre d’emploi, et reste une taxe affectée au financement du service correspondant. En citant la taxe d’habitation sur les logements vacants, la note omet aussi de rappeler que toutes les collectivités ne peuvent y recourir.

La compensation des ressources supprimées n’est en outre que partielle. La compensation de la TH est en effet calculée sur la base de taux figés à leur valeur de 2017 et les nouveaux habitants ne sont pas pris en compte dans les calculs.

Il manque ainsi près d'1 milliard d'euros de compensation annuelle de TH, auquel s’ajoute une perte de 750 M€ sur la CVAE. Ces pertes de recettes locales s'ajoutent aux 71 Md€ de pertes de DGF depuis 2010.

Cette situation entrave la capacité d'investissement public, supporté à 70% par les collectivités locales. C’est d'autant plus préjudiciable que les investissements à financer, notamment pour la transition écologique, sont très importants et soutiennent l’économie de proximité.

Plus grave, cette politique de suppression par la nationalisation des impôts locaux affaiblit la démocratie locale. Remplacer des impôts locaux par des dotations conduit à priver les collectivités de leur liberté et de leur responsabilité fiscale, et éloigner encore davantage la décision du citoyen.

Il est grand temps de changer d'approche. C’est la raison pour laquelle David LISNARD, Président de l’AMF, a proposé un débat sur les finances publiques au Président de la République.

 

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2024-05-29 00:00:00
eebb86912cb3cc808a6439d7f48bd764 <![CDATA[Du 7 juin au 7 juillet 2024, fêtons la mer et les littoraux]]>

Du 7 juin au 7 juillet 2024, fêtons la mer et les littoraux

mardi 28 mai 2024


Créée en 2019, la Fête de la mer et des littoraux est née d’un constat largement partagé : qui ne connait pas, n’aime pas et pis encore, ne respecte pas.

L’objectif de cet événement est d’abord de sensibiliser le public en adoptant une démarche pédagogique.

La Fête de la Mer et des Littoraux a pour vocation de rassembler les Françaises et les Français afin de leur donner « l’envie de mer ».

La 6e édition de la Fête de la Mer et des Littoraux se tiendra du 7 juin au 7 juillet 2024 sur l’Hexagone et les Outre-mer, sous le haut patronage du Président de la République, avec le soutien de la Présidente de l’Assemblée nationale et du Président du Sénat.

Cette nouvelle édition met à l'honneur plusieurs thèmes : la protection de la mer et des espaces côtiers, la valorisation du patrimoine maritime, notamment les phares et musées, la découverte des sentiers du littoral, la sensibilisation aux métiers de la mer, l’initiation aux sports nautiques, les produits de la mer, la sûreté, la surveillance et le sauvetage en mer.

Françoise Gaill, biologiste et océanographe française, Directrice de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique, est la marraine de cette édition, aux côtés du parrain Thierry Marx, Président de l'Union des métiers de l'industrie de l'hôtellerie (UMIH).

France Télévisions et France Bleu sont à nouveau, pour cette 6e édition, les partenaires médias représentant le service public de l’audiovisuel.

La fête de la mer est par ailleurs une occasion de soutenir les sauveteurs en mer de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM).

Comme depuis le lancement de la première fête, ils pourront bénéficier des dons du public, destinés aux stations.

Communes, intercommunalités, départements, régions, institutions, organismes, associations, acteurs publics et privés sont invités à créer leurs événements festifs, ludiques et pédagogiques qui auront pour ambition la découverte, la protection et la valorisation de notre patrimoine naturel maritime et littoral.

Les parlementaires, les maires et l’ensemble des élus, chacun sur son territoire, sont également appelés à s’engager et à apporter leur contribution à la pleine réussite de cette manifestation.

Plus d'information et inscription :
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2024-05-28 00:00:00
ed84b78818a9f8af5b40940184b0aa5f <![CDATA[Lutter contre la surfréquentation des côtes]]>

Lutter contre la surfréquentation des côtes

lundi 27 mai 2024


Face à la surfréquentation maritime à proximité immédiate des côtes, qui dégrade les milieux biologiques et génère des pollutions ainsi que des nuisances visuelles et sonores, les présidents de l’AMF, David Lisnard, de l’ANEL, Yannick Moreau, et de France Station Nautique, Michel Frugier, proposent d’étendre les pouvoirs de police des maires du littoral.

En l’état actuel du droit, les maires ne peuvent réglementer l’accès aux abords du littoral. Ils disposent d'un pouvoir de police générale sur le rivage jusqu'à la limite des eaux, ainsi que d'un pouvoir de police administrative spéciale des activités nautiques pratiquées à partir du rivage jusqu’à seulement 300 mètres de la limite des eaux.

Au-delà, ce pouvoir de police spéciale n’est plus de la compétence du maire, mais revient exclusivement à l'État, et au préfet maritime, qui est compétent pour intervenir en ce qui concerne la navigation. Or, les services déconcentrés de l’État ne disposent pas, sur le terrain, des moyens humains et financiers pour mener convenablement cette mission.

Comme cela était préconisé dans la proposition de loi déposée le 11 octobre 2022 de Mme Alexandra Martin, députée des Alpes-Maritimes, l’AMF, l’ANEL et France Station Nautique proposent l’adoption d’un texte législatif permettant la création, à la discrétion de chaque maire, d'une police environnementale municipale en matière maritime qui pourrait être dotée d'un pouvoir de police de l'écologie maritime en complément des actions de l'État. La commune serait ainsi compétente pour contrôler, constater, réglementer et sanctionner toute infraction d'une embarcation ou d’un navire ne respectant pas les normes environnementales en vigueur jusqu'à 2 500 mètres de la limite des eaux.

Les associations ont sollicité le secrétaire d’État chargé de la mer et de la biodiversité, Hervé Berville, et se tiennent à la disposition du Gouvernement pour travailler sur cette proposition.

 

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2024-05-27 00:00:00
ee7ba8acc95e48542b6de07c8e82b259 <![CDATA[Non, Monsieur le Président de la République, les collectivités locales ne sont pas responsables de la dérive des finances publiques !]]>

Non, Monsieur le Président de la République, les collectivités locales ne sont pas responsables de la dérive des finances publiques !

vendredi 24 mai 2024


Dans une interview accordée à l’Express, le Président de la République a affirmé que « hormis une dérive des dépenses initialement prévues qui est du fait des collectivités locales, il n’y a pas de dérapage de la dépense de l’État ».

L’AMF, Départements de France et Régions de France, réunies au sein de Territoires Unis, dénoncent cette affirmation déloyale. Alors que le Président de la République évoque en détail dans cette longue interview le contexte des politiques publiques qu’il met en œuvre, il s’en tient à cette affirmation laconique sur les collectivités sans prendre le soin d’expliciter sur ce point le contexte.

L’augmentation des dépenses locales constatée cette année résulte de deux facteurs indépendants de la gestion des collectivités : le transfert de charges de l’Etat vers les collectivités et l’inflation, notamment des coûts des matières premières, de l’énergie et des taux d’intérêt, qui ont une incidence directe sur les dépenses de transport public, le fonctionnement des établissements scolaires ou encore sur les frais financiers. Le Président de la République ne peut davantage ignorer que l’Exécutif a lui-même augmenté les dépenses locales en revalorisant par exemple la rémunération des fonctionnaires territoriaux à la charge des collectivités, ou les allocations sociales versées par les départements et les CCAS.

Cette affirmation est d’autant plus infondée que les collectivités territoriales contribuent depuis des années à améliorer les comptes publics, tandis que l’Etat connaît un dérapage structurel de ses dépenses. En effet, la dette desdites collectivités est stable et même en légère diminution depuis 30 ans, passant de 9% du PIB en 1995 à 8.9% en 2023, là où la dette de l’Etat s’est envolée, de 40.1% du PIB à 89.7% sur la même période.

Les collectivités, tenues de respecter la règle d’or, ne peuvent d’ailleurs emprunter pour financer leurs dépenses de fonctionnement, à la différence de l’Etat.

Territoires Unis estime que cette déclaration provocatrice porte une nouvelle atteinte à la confiance pourtant nécessaire entre l’Exécutif et les élus locaux. Il s’agit manifestement d’une tentative de détournement de l’opinion publique par le président de la République, pour occulter la lourde responsabilité de l’Exécutif sur la dégradation des comptes publics du pays. Territoires Unis appelle à un débat objectif et respectueux des réalités.

 

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2024-05-24 00:00:00
a1490f0395c0933e4fb3c724ba1f4712 <![CDATA[Quels sont les financements disponibles et le montage financier d’un projet de rénovation énergétique<br>Retrouvez le webinaire de l'AMF, la FNCCR et ACTEE ]]>

Quels sont les financements disponibles et le montage financier d’un projet de rénovation énergétique
Retrouvez le webinaire de l'AMF, la FNCCR et ACTEE

mercredi 22 mai 2024


En cette année 2024, l’AMF, la FNCCR et ACTEE organisent un cycle de webinaires d’information à destination des élus sur la rénovation énergétique des bâtiments publics. Ce webinaire du 14 mai 2024 détaille l’ensemble des grandes étapes d’un projet réussi de rénovation énergétique dans les bâtiments publics. Les élus sont guidés pas-à-pas pour lancer des démarches de rénovation énergétique de leur patrimoine.

À noter, ce webinaire fait suite à un webinaire du 20 mars 2024 consacré à la rénovation énergétique des écoles et à l’accompagnement des communes dans le cadre du programme ACTEE, dont la vidéo est disponible en ligne.

Prochain webinaire, le 18 juin 2024 sur les sur les financements disponibles et le montage financier d’un projet de rénovation énergétique.

Retrouvez le webinaire :

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2024-05-22 00:00:00
54b49952d906162967ff690005adffe8 <![CDATA[Déclaration commune sur le projet de reforme de la fonction publique]]>

Déclaration commune sur le projet de reforme de la fonction publique

mardi 21 mai 2024


Le chantier de la réforme de la fonction publique désormais ouvert après des mois d’attente doit répondre à des enjeux essentiels.

Les membres de la Coordination des employeurs territoriaux regrettent en premier lieu que les enjeux et axes d’amélioration qu’ils avaient présentés dans une contribution, adressée au Ministre de la transformation et de la fonction publiques en octobre 2023, n’aient pas été repris dans les éléments communiqués lors du dernier Conseil commun de la fonction publique.

Ils s’étonnent par ailleurs des annonces relayées dans la presse relatives à l’insuffisance professionnelle, au licenciement d’agents publics ou à la suppression des catégories, et soulignent qu’elles ne correspondent pas à l’information qui leur avait été présentée. Ils regrettent ce décalage et que certains sujets, pourtant prioritaires, ne soient pas abordés.

Dans cette perspective, ils entendent rappeler fermement leurs préoccupations et leurs attentes communes à l’ensemble des collectivités territoriales dans la diversité de leur strate.

Alors que le Gouvernement met l’accent sur l’« efficacité de la fonction publique », comme l’indique le titre du document de cadrage de la concertation, les employeurs territoriaux considérent que le défi premier d’une fonction publique moderne est celui de l’attractivité et de la fidélisation de ses agents publics afin de mobiliser les compétences des femmes et des hommes, indispensables au service public d’aujourd’hui et de demain.

Les employeurs réfutent que le « système soit resté bloqué dans les années 80 », son efficacité n’a de cesse d’être prouvée, l’exemple le plus fort l’ayant été au cœur de la crise Covid.

Aussi, faut-il prioritairement favoriser l’adaptation de la fonction publique aux attentes de la société, tout en préservant son statut.

Ces préoccupations appellent des réponses précises qui devront s’inscrire dans le respect du principe d’unité de la fonction publique, principe auquel ils redisent leur profond attachement.

Ils rappellent à cet égard que la séparation du grade et de l’emploi ainsi que la logique de carrière, sont le gage de l’adaptation et de l’évolution du service public. Ces règles garantissent en effet la mobilité et les transitions professionnelles, essentielles face aux enjeux d’évolution du service public et à l’allongement des carrières.

Par ailleurs, la réforme ne saurait être réduite au seul projet de loi car d’après l’agenda social 2024, deux négociations collectives seront prochainement engagées, l’une sur les mesures salariales, l’autre sur les conditions de travail.

A ce stade, les employeurs territoriaux interrogent le Gouvernement sur la place consacrée au versant territorial dans l’ensemble de ces évolutions. Ils demandent à l’Etat de tenir compte des spécificités de chaque versant dans le cadre de l’élaboration normative, sans confondre, dans cet exercice, ses propres préoccupations d’employeur.

Ils alertent également sur leur capacité à répondre aux demandes de revalorisation des rémunérations des agents, dans un contexte où leur autonomie financière est remise en question et où le Gouvernement entend appeler les collectivités à participer au redressement des finances publiques.

Aussi, les employeurs territoriaux seront particulièrement attentifs à être associés à la négociation annuelle obligatoire avec l’Etat et la fonction publique hospitalière relative aux mesures salariales concernant la fonction publique.

Ils seront également particulièrement vigilants quant à la transposition de l’accord collectif national du 11 juillet 2023 relatif à la protection sociale complémentaire des agents territoriaux, dont la mise en oeuvre doit désormais s’achever au plus vite afin de respecter les conditions du dialogue social et le principe de libre administration des collectivités locales.

Enfin, les employeurs souhaitent que dans le cadre des concertations engagées la mise en œuvre d’un fonds de prévention de l’usure professionnelle dans la fonction publique territoriale demeure une priorité car chaque année plus de 52 000 agents territoriaux sont concernés par des procédures liées à l’inaptitude ou l’invalidité.

Forte de la contribution qu’elle a déjà versée au débat en octobre dernier, la Coordination des employeurs territoriaux entend donc prendre toute sa part quant à la bonne réalisation de ces chantiers, appelle le Gouvernement à faire preuve de clarté sur ses intentions et à prendre en compte l’attachement des élus locaux à un modèle statutaire souple au sein duquel oeuvre 1,9 million de serviteurs de l’intérêt général.

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2024-05-21 00:00:00
afc86676da281b5e637228cee0e655f6 <![CDATA[Le Beauvau des polices municipales entre dans le vif du sujet et apaise les tensions]]>

Le Beauvau des polices municipales entre dans le vif du sujet et apaise les tensions

vendredi 17 mai 2024


La première réunion du Beauvau des polices municipales, au ministère de la Justice, avait laissé un goût amer aux participants (lire article Maires de France) tant les points de vue semblaient très éloignés les uns des autres. La seconde rencontre, au ministère de l’Intérieur, ce 16 mai, a été beaucoup plus détendue et apaisée, malgré le contexte de crise en Nouvelle-Calédonie plusieurs fois évoqué au cours de la matinée, pour rendre notamment hommage aux deux gendarmes tués.   

À Beauvau, point de longs discours politiques au pupitre qui avaient émaillé le premier opus, les échanges s’opéraient cette fois-ci autour de tables composées d’élus, de ministères, de policiers municipaux, de techniciens, en présence de la presse. Dès l’entame, la ministre des Collectivités locales, Dominique Faure, avait pris soin de désamorcer quelques malentendus : « Il ne s’agit pas de se substituer à la commission consultative des polices municipales, ni au dialogue social » entre employeurs territoriaux et policiers municipaux, a-t-elle précisé, mais plutôt de « répondre aux demandes des policiers municipaux, des maires, des concitoyens » et de « faire évoluer des textes qui ont connu peu d’évolutions ces dernières années. La police municipale est la police de la tranquillité publique, la police du quotidien. Elle est une composante essentielle du continuum de sécurité, mais au service des maires. » 

« Le choix appartiendra aux maires »

Plus concrètes, les discussions lors de ce second épisode ont permis de dégager un certain consensus autour du maintien de la liberté du maire d’avoir ou non une police municipale et de fixer les orientations qu’il souhaite donner à sa police municipale. « Nous sommes dans le champ de la libre administration des collectivités territoriales. Le choix appartiendra aux maires. Évidemment », a appuyé la ministre au terme des échanges. Ce point constitue d’ailleurs un « principe incontournable » pour l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité, comme pour d’autres associations d’élus comme France urbaine. Autre limite rappelée par Rafika Rezgui, maire de Chilly Mazarin (91) et vice-présidente de l’AMF : « La police municipale n’est pas une police supplétive pour remplacer la police nationale ».   

« Notre mission est de donner aux maires les moyens pour aller où ils veulent », assure Dominique Faure. Ces moyens, les élus devraient les retrouver dans la fameuse « boîte à outils » que ce Beauvau a la responsabilité de construire. Une boîte à outils, maintes fois évoquée par les participants, et dans laquelle les maires iraient piocher ce dont ils ont besoin pour mettre en œuvre la feuille de route qu’ils auront fixée à leur police municipale. À chaque doctrine, ses outils en quelque sorte (autorisations, interdictions données aux policiers municipaux par exemple).

Faciliter l’opérationnalité sur le terrain  

L’enjeu va être maintenant de déterminer ces règles et de les baliser. Sur le plan juridique, il s’agit par exemple de simplifier peut-être un certain nombre de procédures (pour pourvoir utiliser les amendes forfaitaires délictuelles), de permettre l’accès à certains fichiers (système d’immatriculation des véhicules, système national des permis de conduire, fichier des véhicules assurés, fichier des objets et véhicules signalés pour les plus cités), d’autoriser certains actes aujourd’hui interdits aux policiers municipaux (contrôler l’identité d’un individu, possibilité de demander à un individu d’ouvrir son sac...). L’objectif est de simplifier, de faciliter et de rendre plus efficace les interventions sur le terrain, d’être davantage dans l’opérationnalité en levant les freins que peuvent rencontrer les policiers municipaux, ne serait-ce que, par exemple, pour pouvoir simplement faire respecter les arrêtés du maire. Actuellement, ils sont parfois dans l’impossibilité juridique de le faire.

« OPJisation » partielle sous contrôle du procureur

La question de l’« OPJisation » des policiers municipaux apparaît moins conflictuelle à l’issue de cette seconde rencontre car il ne s’agirait pas d’attribuer toutes les compétences d’officier de police judiciaire, mais seulement certaines à l’instar de ce peuvent déjà effectuer les gardes champêtres (comme le pouvoir de mener des auditions). Le maire, lui-même OPJ, n’a d’ailleurs pas non plus toutes les compétences d’un véritable OPJ qui nécessitent des connaissances juridiques très précises pour établir des procédures sans vice. Idem pour la question du rapport au procureur : certains maires refusent que leurs policiers municipaux soient placés sous l’autorité hiérarchique du procureur de la République. En revanche, ils admettent plus facilement un éventuel contrôle du procureur (qui existe déjà pour certains actes des maires et des gardes champêtres).

Agir sur la retraite

Sur le volet de la carrière des agents, la nécessité de mieux reconnaître et de mieux valoriser les policiers municipaux et les gardes champêtres fait lui aussi consensus. La principale revendication de ces agents porte sur la retraite (âge de départ, revalorisation dans le calcul de la pension…). Le sujet ne semble pas faire débat. Le maire de Saint-Laurent-du-Var (06), Joseph Segura, secrétaire général adjoint de l’AMF, a ainsi assumé : « il est temps d’agir sur la question de la retraite ! ». La reconnaissance symbolique (remise de médailles, place dans le protocole…) a également émergé des discussions d’une façon assez unanime. 

Le déroulement de carrière depuis le concours jusqu’à l’éventuelle reconversion en passant par la formation (continue, sur l’armement…) devrait évoluer. La tentation est d’harmoniser un certain nombre de points avec la police nationale (épreuves écrites au concours, facilitation des passerelles pour intégrer plus rapidement d’anciens gendarmes ou policiers nationaux…). 

Formation à améliorer

Des limites claires ont cependant été posées : les policiers municipaux sont avant tout des agents territoriaux et doivent donc rester dans le giron de la fonction publique territoriale (si l’idée d’une spécification de leur statut circule, elle semblerait s’inscrire tout de même dans ce cadre général) ; autre limite qui découle de la première : la formation des policiers municipaux et des gardes champêtres doit rester dispensée par le CNFPT, même si certaines améliorations pourraient être apportées. 

Le prochain rendez-vous est prévu dès le 27 mai à la Grande Motte (34), sous le même format tables-rondes et sur les mêmes thèmes (agent et missions). Une troisième se dessine pour juillet dans la région lyonnaise et une quatrième en septembre-octobre. Avec pour objectif d’écrire une feuille de route assez précise d’ici la fin de l’année. 

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2024-05-17 00:00:00
7c8b9426c5a89ba081fc70ed650952f1 <![CDATA[Mai Violet : « Prévention des cancers cutanés – J’aime la vie, je protège ma peau » ]]>

Mai Violet : « Prévention des cancers cutanés – J’aime la vie, je protège ma peau »

mercredi 15 mai 2024


L'association France Asso Cancer et Peau a initié l'opération Mai Violet pour informer le grand public sur les dangers du soleil et les moyens de s'en protéger.

Le soleil est indispensable à notre bien-être. Il procure notamment de la vitamine D, essentielle à la santé des os et du système immunitaire. Néanmoins, il peut être dangereux si nous ne prenons pas de précautions avant de s’exposer.

Le mois de mai est dédié à la sensibilisation aux cancers de la peau, et plus particulièrement au mélanome, le plus grave d'entre eux.

En effet, les rayons ultraviolets (UV) du soleil sont responsables de la plupart des cancers de la peau. Ils peuvent pénétrer profondément dans la peau et endommager les cellules, ce qui peut conduire à un cancer. Certaines personnes sont plus à risque de développer un mélanome au cours de leur vie. Les facteurs de risque du mélanome incluent :

  • Une exposition excessive au soleil, en particulier pendant l'enfance
  • Un teint clair et sensible au soleil
  • Des antécédents familiaux de mélanome
  • La présence de grains de beauté nombreux, atypiques ou qui changent d'aspect

Chaque année, en France, on recense environ 15 000 nouveaux cas de mélanome et 1 000 décès. Le mélanome est le cancer le plus fréquent chez les jeunes de 15 à 29 ans.

Le principal danger de cette pathologie, si elle n’est pas traitée précocement, est sa rapidité à métastaser vers des organes vitaux comme le foie, les poumons, le cerveau.
Les traitements actuels à ces stades avancés, immunothérapies et thérapies ciblées, progressent mais le chemin est encore long pour des rémissions à long terme.
Les autres cancers cutanés, comme les carcinomes, métastasent très peu mais pourraient être évitables en grande partie.

Il ne s’agit pas de faire peur ou d’interdire de s’exposer mais de connaître sa peau et d’apprendre les bonnes pratiques à mettre en œuvre pour éviter autant que possible des conséquences néfastes qui pourraient être fatales.

Pour plus d'information :
franceassocanceretpeau.fr 

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2024-05-15 00:00:00
fd393a96c037e4b04a6c26097df9a2a7 <![CDATA[La nature à l'honneur, du 22 au 26 mai 2024]]>

La nature à l'honneur, du 22 au 26 mai 2024

mercredi 15 mai 2024


La Fête de la Nature est la célébration nationale et annuelle dédiée à la nature. Elle rassemble des centaines de milliers de participants partout en France.

La 18e édition de la Fête de la Nature, en partenariat avec l’AMF, se tiendra du 22 au 26 mai 2024, offrant une occasion unique pendant ces cinq jours de célébrer notre lien avec la nature.

Face aux défis environnementaux et la déconnexion à la nature qui nous entoure, cette fête nous invite à redécouvrir et protéger l’environnement à travers animations et festivités.

Plus de 1 000 organisateurs sont attendus pour co-construire le programme de cette célébration nationale et plus de 6 000 animations gratuites et conviviales dans la nature seront proposées à cette occasion.

Associations de protection ou d’éducation à la nature, collectivités territoriales, établissements scolaires, acteurs du tourisme, entreprises, particuliers… chacun est invité à organiser un ou plusieurs événements pour partager son amour et son engagement pour la nature, dans une ambiance conviviale et festive.

Tous sont invités à organiser une ou plusieurs animations et à les annoncer sur le site internet support de l’événement fetedelanature.com .

Toutes les formes sont possibles : balade découverte, inventaire naturaliste, initiation aux sciences participatives, jeu de piste, exposition, conférence ou spectacle en plein air…

Leur point commun : amener le public à se rendre dans la nature pour l’observer, en apprendre davantage sur la biodiversité, le tout dans une ambiance conviviale et festive.

Depuis sa création en 2007, la Fête de la Nature mobilise chaque année, autour du 22 mai (journée internationale de la biodiversité), des associations, des collectivités, des entreprises, des écoles, des particuliers… pour l’organisation d’animations gratuites et ouvertes à tous en immersion dans la nature.

Son objectif : permettre à tous de renouer un lien fort avec la nature.

A travers le site internet fetedelanature.com, les organisateurs sont accompagnés dans la mise en place de leurs évènements et bénéficient de ressources pédagogiques et d’un kit de communication.

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2024-05-15 00:00:00